Mars, le mois de la recherche à l’UQTR

Mars, le mois de la recherche à l’UQTR

Alexandre Côté de l’AGE UQTR, François Fabi, étudiant au doctorat, Daniel McMahon, recteur de l’UQTR, et Lucie Boissonneault, adjointe du doyen des études.

Crédit photo : Audrey Leblanc

ÉDUCATION. Le mois de mars est maintenant l’occasion de célébrer et de promouvoir la recherche à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). L’institution scolaire a donné le coup d’envoi de la première édition du mois de la recherche, mercredi.

Ce sont trois grands événements qui se dérouleront en marge de ce mois spécial, qui deviendra une tradition au fil des ans. «Il ne peut pas y avoir d’enseignement sans recherche et il ne peut pas y avoir de recherche sans enseignement. Tout ça est intimement lié. Il est de notre devoir de mieux faire connaître la recherche, ce facteur de développement social, économique et culturel. C’est essentiel dans notre société», soutient le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.

Le Concours d’affiches scientifiques, qui célèbre ses 25 ans, aura lieu au Centre de l’activité physique et sportive (CAPS) Léopold-Gagnon le 21 mars, de 10h à 15h, et le 22 mars, de 8h30 à 11h45.

Cet événement de vulgarisation scientifique est ouvert aux étudiants de l’UQTR de tous les cycles d’études et de tous les programmes de grade. Près de 21 000$ seront remis en prix aux gagnants. Les étudiants ont jusqu’au 5 mars pour s’inscrire. «En 2017, c’est plus de 140 étudiants qui ont présenté leur projet lors de cet événement», mentionne Lucie Boissonneault, adjointe du doyen des études.

Ma thèse en 180 secondes

Le 28 mars, dès 16 h 30 au local 1012 du pavillon Nérée-Beauchemin, prendra place l’événement Ma thèse en 180 secondes pour une 7e année. Destiné aux étudiants des cycles supérieurs, ce concours consiste à présenter le sujet de thèse ou de mémoire, le tout dans un langage vulgarisé. Ce sont 13 étudiants qui tenteront l’expérience cette année.

François Fabi, étudiant au doctorat en biologie cellulaire et moléculaire en profil oncologie, a représenté l’UQTR, il y a deux ans, au niveau provincial. «C’était une expérience exceptionnelle, confie-t-il. Ça m’a permis de sortir du contexte et du jargon technique. Ça m’a obligé à recadrer mon projet dans un contexte de vulgarisation scientifique. C’est un exercice intéressant et nécessaire.»

Colloque multidisciplinaire

Organisé par l’Association générale des étudiants (AGE UQTR), le Colloque multidisciplinaire des cycles supérieurs se tiendra quant à lui le 14 mars, à 9h30 au local 1012 du pavillon Nérée-Beauchemin. Pour une 10e année, l’événement permet aux étudiants de présenter leur exposé en un maximum de 20 minutes. Au total, 12 étudiants à la maîtrise et au doctorat présenteront leurs projets de recherche.

Mieux comprendre la source des préjugés

C’est dans le cadre du Concours d’affiches scientifiques que Carol-Ann Rouillard a présenté le fruit de sa recherche il y a deux ans. Étudiante à l’UQTR, elle s’est intéressée au sens que l’on donne aux termes comme hystérie et paranoïa lorsqu’ils sont utilisés dans un contexte autre que médical.

L’étudiante Carol-Ann Rouillard.

«J’ai comparé le sens que donnent les psychiatres à ces termes et le sens que leur donnent les gens dans l’usage courant, explique-t-elle. Ça m’a permis de voir quels éléments sont utilisés pour qualifier quelque chose d’anormal. Quand on dit que quelqu’un est hystérique, on veut dire qu’il y a quelque chose dans son comportement qui n’est pas comme la norme le voudrait. Ce qu’on retrouve beaucoup pour qualifier quelqu’un d’anormal, ce sont des termes reliés à l’imprévisibilité et l’instabilité.»

Cette recherche lui a permis de constater que les professionnels de la santé et la population générale utilisent ces termes dans des contextes bien différents. «Ça nous renseigne sur ce que les gens comprennent des maladies mentales parce qu’il y a des éléments qu’ils reprennent et qu’ils utilisent différemment, indique Mme Rouillard. Ça aide aussi à comprendre les préjugés que les gens entretiennent par rapport à la maladie mentale. Et quand on veut faire de la sensibilisation, il faut savoir à quels préjugés on doit s’attaquer.»

Justement, l’étudiante a aussi pu constater que les campagnes de sensibilisation n’étaient pas toujours très efficaces. Selon elle, une meilleure compréhension du sens donné à des termes comme hystérie et paranoïa peut aider à faire des campagnes de sensibilisation plus efficaces.

 

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