L’UQTR et Hydro-Québec s’unissent dans le cadre d’une nouvelle chaire

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Par Jonathan Cossette
L’UQTR et Hydro-Québec s’unissent dans le cadre d’une nouvelle chaire

L’Université du Québec à Trois-Rivières a mis sur pied une nouvelle chaire de recherche en partenariat, cette fois, avec Hydro-Québec. Et son mandat principal? L’amélioration de la production et de la distribution d’électricité par l’optimisation de la gestion des actifs.

La nouvelle chaire a été mise sur pied par le professeur Georges Abdul-Nour.

«Les organisations œuvrant dans le secteur de l’énergie doivent opérer un ensemble d’installations et d’équipements technologiques de plus en plus complexes. L’environnement dans lequel elles évoluent comporte aussi des risques et des incertitudes», a lancé le professeur en génie industriel, et titulaire de la nouvelle Chaire, Georges Abdul-Nour.

Les travaux de la Chaire contribueront au développement d’outils d’aide à la décision, d’indicateurs de performance et de modèles de gestion des actifs profitables à Hydro-Québec et aux autres fournisseurs d’énergie. Ces derniers s’en trouveront plus productifs et compétitifs, tout en améliorant leurs services à la clientèle et la sécurité de leur exploitation. Ils pourront aussi mieux se préparer et s’adapter aux changements de toutes sortes.

«Ce contexte nécessite le développement de nouvelles façons de faire pour assurer le bon fonctionnement et la durée des infrastructures en place. Hydro-Québec doit faire face à tous les changements que l’on voit présentement et un des buts de la chaire, c’est d’optimiser la gestion et les opérations», ajoute M. Abdul-Nour.

«D’abord, grâce à une approche globale de gestion des actifs, les fournisseurs d’électricité pourront mieux prendre en compte tous les facteurs qui influencent la performance de leurs équipements, que ce soit des facteurs environnementaux, sociaux ou encore technologiques. On veut aussi s’occuper de la gestion de ce qui devient le produit, donc du moment du design, à l’installation, jusqu’au recyclage. On veut essayer d’optimiser ça et on commence à avoir des étudiants qui commencent à travailler sur la récupération des données chez Hydro-Québec.»

La Chaire s’intéressera également aux risques encourus par les fournisseurs d’électricité en raison d’événements extrêmes, d’origine naturelle ou humaine, susceptibles de survenir. Des modèles de simulation permettront de caractériser ces risques et de les inclure dans les prises de décision, en vue d’améliorer la fiabilité et la résilience des entreprises.

«La transition énergétique et numérique est en marche. Hydro-Québec s’est dotée d’une vision technologique d’entreprise et cette vision fixe notre destination. Elle est regroupée en trois thèmes. D’un côté, il y a les clients et de l’autre, il y a un réseau moderne. Au cœur de tout ça, il y a l’actif. C’est le cœur du réseau Hydro-Québec. Le point d’ancrage des activités de l’entreprise, qu’il s’agisse d’infrastructures ou d’équipements, comme un barrage et un transformateur, devra évoluer à inclure de nouvelles technologies. Tout change! Nos actifs vieillissent. Le climat change», a témoigné Champlain Landry, chef – expertise performance, évolution et caractérisation des actifs chez Hydro-Québec.

«On a des transformateurs qui ont 80 ans et qui sont de bons vieux, mais on a aussi des jeunes actifs qui vont mal vieillir et tout ça va amener un lot de risques et un lot de défis qu’on va devoir gérer pour assurer la fiabilité du réseau. Le numérique, l’automatisation et l’intelligence artificielle s’ajouteront à nos défis et à nos possibilités, amenant de l’information en temps réel de nos équipements et nous amenant de nouvelles opportunités.»

Plus d’un million de dollars en financement

La Chaire de recherche Hydro-Québec en gestion des actifs bénéficiera d’un investissement de 425 600 $ en provenance d’Hydro-Québec pour une période de trois ans, avec la possibilité d’un investissement supplémentaire de 290 700 $ pour une période additionnelle de deux ans. Une Subvention de recherche et développement coopérative de 522 000 $ a également été obtenue du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CSRNG) du Canada. Ces montants financeront les travaux de recherche et permettront l’octroi de bourses aux étudiants oeuvrant au sein de la Chaire.

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