(LETTRE OUVERTE) Être étudiant n’est pas une question d’âge

Par Rédaction - L'Écho de Maskinongé
(LETTRE OUVERTE) Être étudiant n’est pas une question d’âge

TRIBUNE LIBRE. Le Centre d’intervention budgétaire et sociale de la Mauricie est un organisme communautaire dont la mission est de venir en aide aux individus et familles vivant des difficultés au niveau du budget et de l’endettement. Dans le cadre de notre service de consultation budgétaire, nous rencontrons beaucoup d’étudiants de tous âges.

La sortie médiatique de l’étudiante Véronique Martel, dont l’objectif est de faire admettre les plus de 30 ans dans le programme Emploi d’été Canada, nous interpelle donc particulièrement et le CIBES ne peut qu’appuyer cette revendication.

Rappelons que ce programme, du gouvernement du Canada, consiste à payer le salaire minimum aux étudiants admissibles pour un emploi d’été dans leur domaine d’étude. Il est dédié aux étudiants de 15 à 30 ans, ce qui exclut toutes les personnes de plus de 30 ans faisant un retour aux études. C'est déplorable étant donné que ces personnes vivent la même réalité financière, qu'ils doivent eux aussi se faire connaître des employeurs et acquérir de l'expérience.

Au CIBES, nous constatons que les personnes faisant un retour aux études, qu’elles soient âgées de plus de 30 ans… ou moins, ont généralement des obligations financières plus importantes.

Pensons notamment à des enfants à charge, des dettes hypothécaires et autres dettes bancaires. De plus, les prêts étudiants du gouvernement ne suffisent déjà pas à combler l’ensemble des dépenses de la vie courante même en cours d’année scolaire. Lorsque l’été arrive, leur prêt étudiant diminue de façon considérable ou il n’y en a plus du tout.

Puisque les organisations communautaires, publiques et parapubliques et même les entreprises privées utilisent le programme Emploi d’été Canada pour leurs besoins estivaux, les étudiants de plus de 30 ans n’ont pas accès à ces emplois, qui sont de surcroît dans leur domaine d’étude.

Ils doivent donc se résigner à des emplois saisonniers. Ceux qui ne trouvent pas d’emploi n’ont même pas accès à l’aide sociale à cause de leur statut d’étudiant à temps plein. Ces derniers se retrouvent évidement dans une situation très précaire. La discrimination par l’âge dans ce
contexte n’est pas pertinente et n’a pas sa raison d’être.

Nous unissons notre voix à celle de Véronique Martel aujourd’hui pour réclamer au gouvernement fédéral de revoir les critères d’admissibilité de ce programme pour y inclure les plus de 30 ans. Pour joindre le mouvement de mobilisation et avoir plus d’informations, contacter la Démarche des premiers quartiers de Trois-Rivières par téléphone au 819 371 9393 ou par message privé sur la page Facebook de l’organisme.

Virginie Rainville
Conseillère budgétaire
CIBES de la Mauricie

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