Les ventes en ligne à la rescousse des libraires

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Par Jonathan Cossette
Les ventes en ligne à la rescousse des libraires
(Photo : archives)

Bien que la COVID-19 ait fait mal à bien des commerçants, les libraires s’en sont sorties tant bien que mal, entre autres grâce aux ventes en ligne. Il ne faut pas non plus négliger le fait que la lecture demeure un des passe-temps les plus populaires pendant une période de confinement.

Les librairies L’Exèdre et Poirier ont toutes les deux vu le magasinage en ligne prendre de l’expansion afin de leur permettre de poursuivre leurs opérations.

«La vente en ligne a explosé chez nous», confie Audrey Martel, copropriétaire de la Librairie L’Exèdre. «Je vous dirais qu’on passe environ cinq fois plus de commandes par jour. Les gens sont confinés et on dirait que ça nous crée des besoins (rires).  La lecture est un intéressant passe-temps, alors c’est ce qui nous a aidés.»

«De notre côté, on a commencé à prendre les commandes des gens aussitôt que nous avons été contraints de fermer nos portes», explique pour sa part Laurence Grenier, libraire à la Libraire Poirier. «Alors que ce soit par téléphone, courriel ou par notre site web (poirier.leslibraires.ca), les gens peuvent se procurer des livres. On a nous-mêmes un transporteur qui va faire la livraison chez eux par la suite.»

Si la vente en ligne va bon train, des rencontres et discussions avec les éditeurs laissent présager beaucoup d’action lors de la réouverture.

«On a discuté et beaucoup attendent la réouverture avant de lancer leurs nouveautés. Ça veut donc dire qu’on peut s’attendre à une arrivée massive de livres? Si on ajoute à ça les commandes scolaires, ça va être intéressant de voir si les gens vont se ruer vers nous. Les dernières journées avant le confinement avaient l’air de journées de temps des Fêtes», témoigne Mme Martel.

«On a été tellement surpris de nos commandes qu’on a dû faire revenir des employés. On avait peut-être une dizaine de commandes en ligne par jour alors que présentement, ça peut aller jusqu’à 40. On s’attend encore à des grosses journées lorsque la réouverture sera permise», ajoute Mme Grenier.

Qui dit librairie dit manipulation de livres, notamment en ce qui a trait à la lecture du résumé derrière le bouquin. Les deux libraires sont conscientes que des ajustements seront à apporter.

«Nous avons déjà installé un plexiglas au comptoir et on est en réflexion pour installer une table de Purell à l’entrée. Par contre, nous vendons des livres et les gens les prennent dans leurs mains alors nous devrons réfléchir à ça. On ne peut pas tremper nos livres dans l’eau de Javel», lance Mme Martel.

Par exemple, à la librairie Poirier, on encourage les clients à réserver les livres qui les intéressent pour éviter une attente supplémentaire en étant redirigé au comptoir des réservations. Il n’est pas permis de bouquiner en librairie, les libraires aidant les clients à s’orienter vers les livres désirés, et le service de consignation de livres usagés est suspendu pour une durée indéterminée.

À L’Exèdre, on accepte seulement deux clients à la fois et en comptoir de cueillette. Les commandes faites sur le site web ont de nouveau l’option de récupérer les achats en librairie.

 

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