Les sciences s’invitent dans la formation des éducatrices à l’enfance

Les sciences s’invitent dans la formation des éducatrices à l’enfance

Julie Bergevin, professeure en Éducation à l'enfance, et Ismaël Koné, coordonnateur du programme Sciences de la nature, entourés de Sara-Maude Gervais et Élizabeth Deschênes, 10 ans.

Crédit photo : Audrey Leblanc

SCIENCES. Les futures éducatrices à l’enfance étudiant au Collège Laflèche sont maintenant initiées aux sciences dans le but d’éveiller les enfants à la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques.

L’intégration des sciences à leur formation sera pour elles un outil supplémentaire à utiliser non seulement lors de leurs stages, mais aussi au cours de leur carrière professionnelle. Le projet ESTIME (Éveil à la Science, la Technologie, l’Ingénierie et aux Mathématique dès l’Enfance) est une nouveauté qui a vu le jour grâce à l’initiative de Julie Bergevin, professeure en Éducation à l’enfance.

Cette dernière a imaginé une façon créative de faire découvrir les sciences aux jeunes enfants. Son objectif ultime est de permettre à un plus grand nombre de filles de choisir des carrières en lien avec le monde scientifique.

«Le projet porte ce nom-là parce que ça vise aussi à augmenter l’estime de soi des enfants et le sentiment de compétence des éducatrices face aux différents domaines scientifiques, précise Mme Bergevin. On le sait : l’enfant apprend par le jeu. Tout en s’amusant, il va pouvoir apprendre que le domaine des sciences est stimulant, varié et qu’il n’est pas accessible seulement aux garçons.»

«On oublie parfois que les enfants sont déjà de petits scientifiques, ajoute cette dernière. L’enfant utilise la démarche scientifique au quotidien. Lorsqu’il est dans un carré de sable et qu’il prend une poignée, il se questionne à savoir ce que ça goûte et si c’est bon. Il émet donc des hypothèses. Ensuite, il va expérimenter en y goûtant et après, il va évaluer les résultats.»

Une collaboration inusitée

Le projet ESTIME a donné place à un partenariat intéressant entre deux programmes qui n’ont pas l’habitude de collaborer, soit Éducation à l’enfance et Sciences de la nature.

«Les étudiantes vivent différentes expériences dans les laboratoires de chimie, de physique, de biologie, etc. Ensuite, elles sont amenées à se servir des notions apprises pour en faire des activités éducatives, indique Ismaël Koné, coordonnateur du programme Sciences de la nature. Les sciences, ce n’est pas juste pour les scientifiques, mais pour tout le monde qui s’y intéresse.»

Cette collaboration entre Mme Bergevin et M. Koné a débuté l’hiver dernier. Une subvention de près de 120 000 $ du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation a été octroyée au Collège Laflèche pour la mise sur pied du projet.

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