Les poules pourraient être permises en ville

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Par Marie-Eve B. Alarie
Les poules pourraient être permises en ville
(Photo : archives)

La Ville de Trois-Rivières a adopté, ce soir, son tout premier Plan d’agriculture urbaine dans lequel on ouvre la porte à un projet pilote pour encadrer la présence de poules urbaines à Trois-Rivières.

Dans le cadre de ce projet pilote tenu en collaboration avec la Société protectrice des animaux de la Mauricie, Trois-Rivières souhaite s’inspirer des meilleures pratiques déjà existantes en la matière, puisque des villes comme Gatineau et Longueuil ont déjà adopté des politiques à ce sujet.

Le respect, la cohabitation et la compatibilité avec le milieu de vie résidentiel seront évalués.

Le règlement de la Ville stipule qu’«un animal de ferme» ne peut être autorisé qu’à l’intérieur d’une zone agricole. À plusieurs reprises, des citoyens ont pris la parole devant les élus municipaux pour réclamer le droit d’avoir des poules sur leur terrain. La situation était tolérée, à condition qu’il n’y ait pas de plainte.

Lors du sondage précédant la conception du Plan d’agriculture urbaine, 35% des répondants ont affirmé souhaiter avoir de petits élevages en milieu urbain, plus précisément les poules. Ce pourcentage significatif a d’ailleurs étonné Marc-André Godin, urbaniste et chef de service – Planification et programmes à la Ville de Trois-Rivières, qui a travaillé à la réalisation de ce plan. Assez pour tenir un projet pilote sur la question dès cette année.

«C’est un pourcentage impressionnant considérant qu’on n’en parlait pas tellement il y a quelques années. On voit que les citoyens avaient besoin d’un plan d’agriculture urbaine. Ils nous le demandaient, que ce soit pour favoriser de saines habitudes de vie ou pour d’autres raisons. Ce plan rejoint aussi nos priorités», commente Ginette Bellemare, mairesse suppléante de la Ville de Trois-Rivières.

D’ici deux ans tout au plus, le Plan d’agriculture urbaine prévoit établir un cadre de soutien et un cahier de gestion pour les jardins communautaires et collectifs existants et futurs, dispenser des formations sur le jardinage aux citoyens, inclure les citoyens dans le cadre de l’aménagement et du réaménagement de parcs municipaux pour favoriser la pratique de l’agriculture urbaine et former le personnel municipal en la matière. Il est aussi prévu de communiquer, valoriser et diffuser les initiatives citoyennes et des trucs pratiques.

À long terme, la mise sur pied d’un marché public fait partie des plans. Le comité évalue également la possibilité d’implanter de nouveaux sites de compostage collectif, encore peu nombreux sur le territoire.

Pour faciliter l’accès à la pratique de l’agriculture urbaine, un Agri-Hub qui servira à titre d’espace de démonstration et de formation à la fois physique et sur le web sur l’agriculture urbaine sera mis sur pied.

Plus de 1000 personnes sondées

Dans la dernière année, le comité chargé de l’élaboration du Plan d’agriculture urbaine est allé à la rencontre d’organismes et de citoyens impliqués en matière d’agriculture urbaine, a tenu une consultation publique et a fait un sondage sur le web pour mieux connaître les préoccupations et les habitudes des citoyens.

Plus de 1100 personnes ont répondu au sondage. Il en est résulté de 63% des répondants jardinaient, comparativement à 7% qui ne jardinaient pas ou plus. Dans le cas de ceux qui avaient cessé de jardiner, on l’expliquait par le manque de temps et d’espace pour le faire.

Il est aussi ressorti que la culture des légumes, des fines herbes et des arbres fruitiers s’avère très répandue sur le territoire. De plus en plus de grandes institutions ont aussi emboîté le pas dans l’agriculture urbaine.

Avec ce plan, Trois-Rivières entend devenir un leader municipal qui innove dans la façon de mener des projets d’agriculture urbaine, intégrer l’agriculture urbaine végétale dans les pratiques de planification et d’aménagement de la ville, faciliter l’accès aux produits locaux et améliorer l’empreinte environnementale par la pratique de l’Agriculture urbaine et de pratiques complémentaires.

«Ça permettra de fortifier les communautés grâce à l’agriculture. C’est un bel effet collatéral. Ce plan initiera une culture trifluvienne qui fera partie de notre quotidien. On a des défis considérables à relever, notamment les générations futures», souligne Claude Ferron, conseiller municipal du district des Rivières qui a également travaillé sur le Plan d’agriculture urbaine avec sa collègue Sabrina Roy.

Rappelons que la Ville a obtenu un financement maximal de 17 500$ de la part du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) pour développer un plan d’agriculture urbaine sur le territoire, soit la moitié des coûts.

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Nanct

Ce serais bien que la ville abatte les cerisiers de shubert infectés de module noir dans le bas du cap. Je suis en train de perdre mon prunier que j’ai planter à l’achat de ma maison il y a 4 ans et qui me fourni de bon fruit. J’ai du lui faire une taille sévère cet hiver…

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