Les Diablos sur la bonne voie avec François Dussault

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Par Jonathan Cossette
Les Diablos sur la bonne voie avec François Dussault

FOOTBALL. Les Diablos de Trois-Rivières ont amorcé leur deuxième année sous la tutelle de l’entraîneur-chef François Dussault. Le Trifluvien d’adoption n’entend pas ménager les efforts pour faire en sorte que ses protégés deviennent de bons athlètes, mais également de bonnes personnes.

        François Dussault est arrivé en poste l’an dernier et bénéficiait d’une équipe déjà établie. Il n’avait donc pas participé au processus de recrutement. La formation trifluvienne a récolté 3 victoires en 9 parties.

«J’ai entre les mains une équipe très intéressante, soit un mélange de bons jeunes joueurs qui vont pousser les plus vieux. Ma devise est simple; je développe mes joueurs sur le terrain, mais en ne négligeant jamais l’aspect hors terrain. Il ne faut jamais oublier qu’ils sont là pour être de bons étudiants avant tout, et aussi pour devenir de bons citoyens», confie-t-il d’entrée de jeu.

 Et quelles seront les clés pour connaître du succès cette saison?

«D’abord, il faut rester en santé même si on ne contrôle pas vraiment les blessures. Mais depuis quelques années, la préparation physique est très importante dans notre programme football et ça aide beaucoup à demeurer en santé. À titre d’exemple, avec les nombreuses discussions sur les commotions cérébrales, on travaille beaucoup sur le renforcement du cou.»

«Nous avons beaucoup de talent régional et on continue de s’améliorer. Les Diablos représentent la plus belle tradition de football au Québec depuis 50 ans alors on veut que le talent reste ici. C’est une si grande fierté en tant que joueur que de représenter son coin et en plus, nous avons plusieurs bonnes équipes de football au niveau secondaire dans la région», ajoute-t-il.

Récemment implanté, un nouveau règlement empêche les formations collégiales d’aborder les jeunes joueurs de niveau secondaire avant la présentation des bols d’or.

De père en fils

        En tant que fils du réputé entraîneur-chef québécois Jacques Dussault, est-ce qu’une certaine pression s’ajoute sur les épaules de fiston? «Lorsque j’ai commencé à jouer, je ressentais cette pression. Lorsque le père est aussi connu, les gens s’attendent à ce que le fils soit bon. Vers le milieu de mes études secondaires, j’avais acquis une certaine maturité et j’avais confiance en moi alors ce n’était plus un problème», explique-t-il.

«J’ai commencé à coacher au Séminaire St-Joseph en 2001. Ensuite, je me suis retrouvé avec mon père. C’était si facile avec lui et j’ai appris énormément. Nous sommes allés coacher à Montréal-Nord et ensuite, nous avons remporté le bol d’or au Cégep du Vieux-Montréal, eux qui n’avaient pas fait les séries depuis 20 ans. Bref, je ne ressens pas vraiment de pression à être le »fils de », car j’ai développé ma propre personnalité avec les années.»

Victoire en lever de rideau

         Dimanche dernier, coach Dussault est passé de la parole aux actes et ses joueurs aussi. Malgré une flagrante indiscipline sur le terrain (plus de 200 verges de pénalités), sa formation a remporté le match 47 à 32 face à Beauce-Appalaches.

«C’était un match piège dans le sens où l’équipe de Beauce n’avait pas remporté un seul match l’an dernier. Je me suis mis dans la peau de l’entraîneur-chef adverse et j’ai expliqué à mes joueurs ce à quoi devait ressembler le discours de l’autre côté. Et je les ai avertis que les joueurs devaient être gonflés à bloc, surtout à domicile», confie-t-il.

«La Beauce a marqué un touché à sa première possession. Je voulais ensuite voir comment réagiraient mes joueurs avec une telle claque au museau. Nous avons répliqué avec un touché à notre tour.»

Coach Dussault est conscient que l’indiscipline des siens aurait pu coûter cher.

«Nous avons perdu 200 verges à cause des pénalités, mais ce sont des choses corrigibles. On s’y attend toujours un minimum en tant qu’entraîneur, car le premier match de la saison et le premier match à domicile apportent leur flot d’émotions. Donc sous pression, la raison prend parfois le bord», explique-t-il.

«Il faut laisser ça derrière et toujours penser au prochain match. Le prochain match est toujours le match le plus important de l’année. Dans notre sport, on ne dispute que huit rencontres alors il faut se présenter à chaque match, sinon ça ne pardonne pas!»

Patrick Gemme s’illustre

         Le pilote des Diablos a bien aimé ce qu’il a vu de son porteur de ballon Patrice Gemme. Il était aussi fier de la façon dont s’est comporté son quart-arrière recrue Charles Cossette, produit du Séminaire St-Joseph.

«Pat (Gemme) a couru 186 verges, et n’eût été des punitions, il aurait obtenu un bon 50 verges de plus. Charles (Cossette) a connu un bon match avec plus de 165 verges par la passe et deux touchés, sans lancer d’interception», commente-t-il.

«Mais surtout, Charles (Cossette) a couru plus de 40 verges, mais converti deux longs jeux de troisième essai et long. C’est donc dire qu’il a déjà cette maturité de comprendre certaines situations. En défensive, Guillaume Beaulac a connu un gros match face à des gars de 300 lbs et 315 lbs. Il a réalisé deux sacs en plus de faire perdre le ballon à l’adversaire.»

La prochaine rencontre des Diablos aura lieu en sol trifluvien ce samedi, à 19h30, face à Sherbrooke. Il s’agit de l’ouverture locale pour la formation trifluvienne.

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