Les aides à la conduite électronique

Les aides à la conduite électronique

On le souligne depuis quelques années, la qualité initiale des véhicules ne cesse de s’améliorer. Selon la firme américaine J.D Power, 2018 était la cinquième année consécutive que nous avions vu l’industrie s’améliorer. Il y a pourtant un nuage à l’horizon qui porte le nom d’aide à la conduite électronique. Il y a beaucoup de plaintes de propriétaires qui éprouvent des problèmes. Ces systèmes, parmi lesquels le régulateur de vitesse adaptatif, l’avertissement de sortie de voie, l’évitement des collisions / l’alerte et l’avertissement de l’angle mort, sont devenues monnaie courante sur bien des modèles

Mais avec chaque nouvelle technologie, il y a son lot de problèmes. J.D. Power voit les problèmes des consommateurs augmenter sensiblement avec ces technologies. Est-ce un obstacle que les constructeurs automobiles doivent surmonter ? Absolument ! Surtout quand ces mêmes technologies sont à la base de systèmes encore plus sophistiqués qui arrivent rapidement, y compris les véhicules autonomes. Les problèmes d’assistance au conducteur ont augmenté de 57% en 2017, tel que mesuré par l’étude de qualité initiale de J. D. Power. Et depuis le début 2018, le nombre de problèmes a augmenté de 17% de plus. Comme ces technologies se répandent dans de plus en plus de modèles, les problèmes vont forcément continués à la hausse. Le système de détection d’angles morts qui augmentent son taux de pénétration du marché de 9 à 10 % par année occasionne des niveaux de problèmes qui augmentant de 66% d’une année sur l’autre. Même constat pour le système système anticollision / alerte qui augmente son taux de pénétration de marché de 12 à 14 % par an, les problèmes augmentant de 50% d’une année sur l’autre.
Le taux de pénétration du système d’avertissement de sortie de voie a augmenté de 14 % par an, les problèmes augmentant de 50% d’une année sur l’autre.

C’est un schéma alarmant qui doit être abordé. Comment peut-on un jour souhaité avoir des véhicules autonomes sur la route avec autant de problèmes provenant de systèmes relativement simple en comparaison ? Il est vrai qu’une partie du problème vient de la méconnaissance des aides à la conduite. Bien des acheteurs y sont exposés pour la première fois et sont déroutés. En outre, près de la moitié des propriétaires de véhicules neufs quittent le concessionnaire sans être encadrés pour savoir comment utiliser les systèmes. Les systèmes d’assistance au conducteur ont des paramètres extrêmement complexes définissant les conditions de fonctionnement, et ceux-ci ne sont pas tous les mêmes selon les constructeurs. Même nous, comme journalistes, on y perd parfois notre latin. Avec la démocratisation de ces systèmes d’aides à la conduite, il est dans l’intérêt de chaque constructeur automobile d’enseigner aux consommateurs comment utiliser ces systèmes et de leur accorder le niveau de confiance approprié pour améliorer la sécurité globale du véhicule. Cela inspirera la prochaine évolution ou ce que l’industrie appellera le prochain niveau d’automatisation.

 

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