Le Grand Prix de la culture remis à Claire Mayer

Photo de Marie-Eve B. Alarie
Par Marie-Eve B. Alarie
Le Grand Prix de la culture remis à Claire Mayer
Claire Mayer (Photo : Marie-Eve Alarie)

Les Grands Prix culturels de Trois-Rivières ont décerné le Grand Prix de la culture 2019 à Claire Mayer, fondatrice et directrice artistique et générale du Festival international de Danse Encore.

«Je remercie tous les gens qui ont reconnu mon talent et mon potentiel, à tous ces gens qui m’ont soutenue pendant plus de 35 ans à œuvrer dans le milieu culturel et touristique de Trois-Rivières. J’ai commencé à vivre de mon art à 18 ans. Je n’ai jamais vécu autre chose», raconte celle qui se qualifie aujourd’hui d’entrepreneure culturelle.

Forte de plus de 45 années d’expérience, Claire Mayer a aussi fondé et dirigé durant 13 ans l’école et la compagnie de danse contemporaine NÉBRAK, mis sur pied l’école et la compagnie de danse professionnelle l’Astragale et été pendant 20 ans chef de file québécoise de la méthode jazz Simonson.

Elle a également été professeure, chorégraphe, évaluatrice invitée, directrice artistique et assistante à la réalisation de productions scéniques et télévisuelles. Toutes ces expériences l’ont menée aux quatre coins du Québec, ainsi qu’à New York et à Paris.

«Trois-Rivières, c’est ma ville. Je me sens chez moi. C’est mon coin d’attache. Je n’ai rien eu de facile, mais je suis fière de mes choix, ma passion, ma vision, mes erreurs, poursuit Claire Mayer. J’annonce officiellement aujourd’hui que je passe le flambeau de la direction générale au terme de la 25e édition. J’aimerais continuer de m’impliquer une dernière année, mais sans la charge de la direction, afin d’aider la relève à prendre son envol, puis je tirerai ma révérence. J’ai le goût de laisser la place à une nouvelle génération et à de nouvelles idées. J’espère que les gens vont continuer de profiter de mon expertise, de mes connaissances et de ma vision globale.»

Pour sa part, le président et fondateur du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, Gaston Bellemare, s’est vu remettre le Prix Trois-Rivières sans frontière.

Gaston Bellemare

M. Bellemare est aussi membre de l’Ordre du Canada depuis 2013, cofondateur des Écrits des Forges, éditeur émérite de l’Association nationale des éditeurs de livres, ainsi que l’initiateur de la Promenade de la poésie de Trois-Rivières, de dix prix de poésie internationaux et de nombreux accords de partenariat avec une vingtaine de festivals internationaux de poésie.

«Trente-cinq ans plus tard, avec le soutien répété des maires, Trois-Rivières est reconnue dans le monde comme une grande ville de poésie. Plus de 3000 poètes provenus de 95 pays ont participé au festival. Recevoir cet honneur me touche profondément dans cet espace si sensible que j’ai dans les racines du cœur. Merci Trois-Rivières, merci Maryse. Quand du haut de notre terrasse des Forges, je vois un couple s’approcher d’un poème, le lire et s’embrasser, c’est la plus belle paye que je puisse recevoir», exprime-t-il.

Les initiatives du Café Frida ont valu à la petite entreprise de mettre la main sur le Prix Arts-Affaires.

Les lauréats

  • Prix des arts de la scène Louis-Philippe-Poisson: Théâtre des Nouveaux Compagnons / Le pillowman
  • Prix des arts visuels Stelio-Sole: Christiane Simoneau / Exposition Pierre Landry, sculpteur – 50 années de création / Hommage à l’Homme et son œuvre, 1939-2018
  • Prix de littérature Gérald-Godin: Élise Rivard / L’arrivée inopinée de la patate poilue
  • Prix du patrimoine Benjamin-Sulte: Musée des Ursulines / 1699-2018: L’histoire d’une vie
  • Prix des arts médiatiques: Simon Laganière / Le grand art populaire (série web documentaire)
  • Prix de la relève Godro: Collectif LORBACH / Doroté (projet d’installation immersive)
  • Prix de l’initiative Éducation-Culture: COMSEP / Ondée de mots
  • Prix Arts-Affaires: Café Frida
  • Prix Trois-Rivières sans frontière: Gaston Bellemare, président du Festival international de la poésie de Trois-Rivières
  • Grand Prix de la culture: Claire Mayer, cofondatrice du Festival international de Danse Encore

***

Ce qu’ils/elles ont dit

«D’être encouragée de la sorte quand on est une relève, avec un livre jeunesse, ça me surprend. C’est très excitant. Je me souviens quand j’avais trois ans, ma mère m’amenait à la bibliothèque. Pendant deux ans, le seul livre que j’ai voulu lire était La planète des vaches. C’était important pour moi que mon premier livre soit un livre jeunesse. Si je peux créer cette étincelle de la lecture ou de l’écriture chez un jeune, ça me comblerait.» -Élyse Rivard, Prix de littérature Gérald-Godin

«Cette exposition, c’était ma façon de lui dire merci [à Pierre Landry]. Il est malheureusement décédé avant l’ouverture à l’automne 2018. Auparavant, il a pu restaurer une quarantaine d’œuvres et il a créé une œuvre, inachevée, pour la Biennale. Pierre continue à être avec nous de par ses œuvres. Je lui dédie ce prix.» -Christiane Simoneau, Prix des arts visuels Stelio-Sole

«Je suis super fière de vous. Les participants chez COMSEP n’ont pas souvent la chance de vivre un moment comme celui-là. Pour nous, ce fut un mois de mai extraordinaire où on a gagné six prix. On travaille avec des personnes qui ont de la difficulté à écrire. L’art et la culture sont des moyens d’intervention sociale extraordinaire. Ça permet aux gens de se relever la tête et dire: «j’ai un statut parce que je suis un artiste» -Sylvie Tardif (COMSEP), Initiative Éducation-Culture

«Les gens sont retenus de voir l’art en face. Avec les possibilités d’Internet, c’est moins attirant parce qu’on a un peu tout vu ou vécu. Mais c’est une expérience complètement différente quand on arrive face à l’art. La première fois que je suis allée au MoMA et que je savais que La nuit étoilée de Van Gogh y était, ça me laissait indifférent, mais quand je suis arrivé devant, une larme a coulé.» -Gabriel Lefebvre (Café Frida), Prix Arts-Affaires

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Notifier de