Le GP3R s’entend avec le Rallycross TitansRX

Photo de Jonathan Cossette
Par Jonathan Cossette
Le GP3R s’entend avec le Rallycross TitansRX
Les frères Hansen ont déjà couru à Trois-Rivières au volant de voitures de Rallycross World FIA. Photo Archives - Marie-Eve Alarie

Les frères Kevin et Timmy Hansen de retour à Trois-Rivières?

L’organisation du Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R) se devait de remplacer la série de Rallycross World FIA, car l’entente n’avait pas été renouvelée entre les deux parties. C’est donc avec la série de Rallycross TitansRX que le directeur général du GP3R, Dominic Fugère, s’est entendu, série qui a toujours couru en Europe.

Le GP3R héritera des rondes 9 et 10 les 1er et 2 août prochain. Les amateurs de courses de la Mauricie reconnaîtront des pilotes qui dominaient dans la Rallycross World FIA en Kevin Hansen et Timmy Hansen. Kevin a d’ailleurs remporté le championnat des pilotes l’an dernier en Rallycross TitansRX, tandis que son frère a pris le deuxième rang. Toomas Heikkinen (3e au classement) et Kevin Eriksson (11e) ont eux aussi déjà piloté en sol trifluvien.

Par contre, ils se pourraient que les Hansen ne viennent pas en Mauricie en raison d’un conflit d’horaire. «La Rallycross FIA World course également lors de ce week-end et les pilotes de TitansRX peuvent manquer une des six épreuves tout en demeurant éligible à remporter le championnat de la saison. Si les Hansen décident de s’absenter de notre épreuve, ça va quand même offrir un spectacle très relevé puisque les autres pilotes vont vouloir venir chercher de précieux points de classement», a expliqué le directeur général.

«On est tellement satisfait de la progression qu’on fait en vue de la saison 2020 avec l’addition d’un évènement nord-américain avec une course à Trois-Rivières», a lancé le fondateur de la série TitansRX, Max Pucher par voie de communiqué. «La FIA, les partenaires et les pilotes ont réagi de façon très positive à notre annonce, et aussi à notre Real-E initiative qui aura pour but de réduire les impacts écologiques. On s’attend à avoir entre 15 et 20 voitures de course Pantera RX6 pour 2020.»

Pilotes locaux

La série TitansRX ouvre la porte aux pilotes locaux et des voitures sont préparées en conséquence pour en faire la location. «J’espère attirer entre 12 et 15 pilotes, mais aussi entre 3 et 5 pilotes locaux», explique M. Fugère. «Il faut savoir qu’un pilote local qui veut louer une voiture doit maintenant composer avec le même budget qu’en NASCAR. Un pilote peut donc s’en tirer pour 30 000 euros alors que louer une bonne voiture de Rallycross FIA World pouvait coûter entre 100 000 et 120 000 euros.»

«Le pilote local aura droit à deux courses, en plus. Ce qui est attrayant également, c’est qu’il est assuré de louer une voiture préparée par la série et identique à celles des autres pilotes, donc de même calibre.»

En effet, les Pantera RX6 sont développées par la série, comparativement à la Rallycross FIA World qui partait avec des voitures spécifiques existantes qui elles, étaient ensuite transformées par les équipes. Par contre, le moteur utilisé dans les Pantera RX6 est un moteur déjà existant, soit celui utilisé dans les Ford Mustang.

Biocarburant

Les TitansRX agiront à titre de banc d’essai technologique, et écologique, en permettant à une entreprise du monde de l’énergie de tester son biocarburant dans des conditions extrêmes de performance et ainsi peaufiner le développement d’une bio-essence assemblée à 90% de matières renouvelables. Ces innovations pourraient, dès cette année, réduire les émissions de gaz à effet de serre des voitures de course par 90% sur le cycle de vie du biocarburant par rapport à l’essence de course fossile.

De plus, le GP3R a annoncé qu’à travers un partenariat avec de bio-raffineur Innoltek, situé à Saint-Jean-sur-Richelieu et son fournisseur d’équipements lourds Lionel Deshaies Excavation Inc., la majorité du carburant diésel utilisé pour le montage du site et du circuit sera remplacé par du biodiésel pur (B100) Innoltek provenant de la transformation de gras animal recyclé. Cette récupération de matières autrement non valorisées permet une réduction de gaz à effets de serre par plus de 95% par rapport à du diesel pétrolier standard.

«Nous compensons déjà les gaz à effet de serre émis par nos véhicules de course par nos plantations sociales en milieu scolaire comme les 200 végétaux que nous avons plantés à l’École Chavigny», ajoute M. Fugère. «Toutefois, ces émissions ne sont qu’une partie de l’impact d’un grand événement comme le nôtre. Nous devons viser à réduire avant de compenser et c’est là que l’utilisation de carburants plus verts, tant en piste que pour le montage, prend tout son sens.»

Pour le moment, L’AMA Supermoto et les camionnettes MXPro2 McGregor sont également au menu des 1er et 2 août prochain.

 

 

 

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Notifier de