L’ascension de Raphaël Kiopini

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Par Jonathan Cossette
L’ascension de Raphaël Kiopini
Photo courtoisie

Ancien gardien de but au hockey sur glace, Raphaël Kiopini n’avait aucune idée du talent qu’il avait dans un tout autre sport, soit la course automobile. Ayant décidé de prendre le volant d’un karting pour la toute première fois à 16 ans, il connaît déjà beaucoup de succès dans le sport, lui qui est déjà dans la mire de nos voisins du sud.

Celui qui étudie en Marketing (dans le programme affilié avec l’Université du Québec à Trois-Rivières) au Cégep de Trois-Rivières ne s’attendait pas à gravier les échelons aussi rapidement.

«Ça fait seulement un an et demi que je suis pilote de karting. L’an dernier, j’avais réussi trois Top-5 et six Top-10. Ça s’est poursuivi cette année avec une victoire, dix podiums et neuf Top-5. Depuis que je suis tout jeune que j’allais voir des courses sur terre battue et je rêvais de faire carrière en sport automobile si je ne faisais pas carrière au hockey», lance-t-il d’entrée de jeu.

«Je me suis lancé dans le karting parce que c’est la meilleure école pour commencer la course. En Europe, le sport est vraiment pris au sérieux et la plupart des pilotes des monoplaces proviennent du karting.  Le sport automobile est vraiment développé aux États-Unis aussi et on le voit sur le terrain. La course est un de leurs sports nationaux et on constate que c’est une tout autre game

Sa deuxième saison, qui s’était amorcée en sol québécois, a rapidement pris une tout autre direction.

«On m’a offert l’opportunité d’aller en Ontario. Je m’entraînais avec des pilotes qui font le championnat canadien alors ça m’a aidé. Ensuite, avec les statistiques et les podiums que je récoltais, j’ai eu une opportunité d’aller aux États-Unis. J’ai reçu quelques coups de téléphone de la part des dirigeants de séries américaines et ils m’ont donné des opportunités de rouler là-bas», confie celui qui habite Saint-François-du-Lac.

«J’étais du côté de New York le mois dernier et j’ai pu aller faire mes premiers coups de roue au début du mois d’août, là où j’ai réalisé le 4e meilleur temps. Le week-end dernier (23-24-25 août), j’ai réussi trois autres podiums, toujours du côté de New York. Il s’est tellement passé de choses en un an et demi et je ne m’y attendais pas. Disons que ça va mieux que je l’aurais espéré.»

Le rêve ultime

Les préparatifs pour une saison de karting s’amorcent à la fin du mois de mars, alors que la véritable saison débute à la mi-avril. Elle peut s’étirer jusqu’à la fin octobre, tout dépendamment des offres qui s’offrent aux jeunes pilotes.

«C’est certain que je rêve de devenir pilote, du côté américain autant qu’en Europe. Il est encore tôt pour dévoiler certains aspects de mes futures saisons alors j’y vais au jour le jour. C’est sûr que j’aimerais ça faire carrière en sport automobile. J’aime bien l’aspect NASCAR et je suis ouvert à plusieurs séries. J’aime tout ce qui est monoplace également», témoigne-t-il.

«C’est certain que c’est beaucoup d’investissements monétaires. Ça prend beaucoup de sacrifices et beaucoup de passion si tu veux continuer dans les plus hauts échelons. Ce ne serait pas possible non plus sans l’aide de mes 19 commanditaires et partenaires, pour l’aide monétaire, mais également pour la visibilité. J’adore ce que je fais et je vais être prêt à tout pour réussir.»

Le jeune Kiopini doit travailler 30 heures par semaine, en plus de ses 31 heures passées en classe. Et à quoi ressembleront les prochains moins? «Je vais avoir un hiver très occupé et ça va être beaucoup de voyagements. On va aller discuter des probabilités en vue de la prochaine saison», conclut-il.

 

 

 

 

 

 

 

 

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