L’archéologie québécoise en vedette au Musée POP

Photo de Marie-Eve B. Alarie
Par Marie-Eve B. Alarie
L’archéologie québécoise en vedette au Musée POP
La vitre de ce hublot de l’Empress of Ireland aurait probablement éclaté en raison de la pression au moment où le navire a sombré dans les eaux près de Rimouski en 1914. (Photo : Marie-Eve Alarie)

L’archéologie québécoise est mise en lumière au Musée POP dans le cadre de l’exposition Fragments d’humanité – Archéologie du Québec réalisée par Pointe-à-Callière, Cité d’archéologie et d’histoire de Montréal.

Cette exposition itinérante est la première à mettre en valeur exclusivement l’archéologie du Québec.

L’exposition est divisée en quatre thématiques liées à l’archéologie : une histoire millénaire ou l’archéologie préhistorique, une terre d’échange et de commerce, des chroniques du quotidien et l’archéologie subaquatique.

Plus de 200 pièces sont présentées pour célébrer les 50  ans de découvertes archéologiques au Québec.

«Avec ces artefacts, on tente de raconter des histoires surprenantes, touchantes et mémorables pour faire rayonner notre patrimoine», souligne Francine Lelièvre, directrice générale du musée Pointe-à-Callière, par le biais d’une lettre.

Fragments d’humanité – Archéologie du Québec retrace la vie des premières populations ayant occupé le territoire et jette un éclairage sur les échanges entre les Français et les Amérindiens, mais aussi sur les autres communautés européennes qui ont visité le Québec au 16e siècle.

On y présente aussi la façon dont les gens vivaient au 18e siècle, notamment en ce qui concerne l’alimentation, l’art de la table et l’hygiène. De petits jouets de l’époque ont aussi été découverts au fil des recherches archéologiques.

Le saviez-vous?

On recense 10 000 sites archéologiques au Québec.

Les découvertes archéologiques subaquatiques complètent l’exposition. Sous un éclairage très tamisé afin de préserver l’intégrité des artefacts, on en apprend plus sur le naufrage de l’Empress of Ireland et du Elizabeth And Mary. Les visiteurs pourront observer de près une poignée d’épée en bois et en laiton, une chaussure d’officier de l’époque, une crosse de fusil en bois et même un hublot de l’épave de l’Empress of Ireland.

«Les pièces de l’exposition demandent des conditions particulières. Par exemple, dans les vitrines, il y a du gel de silice pour éviter la détérioration des pièces archéologiques. On a aussi diminué fortement l’intensité lumineuse dans la portion sur l’archéologie subaquatique, car ces pièces ont été peu exposées à la lumière, étant dans le fond de l’eau, alors la lumière les détériore plus rapidement. Il faut vraiment porter une attention particulière aux sources de lumière, à la température et au taux d’humidité pour conserver les artefacts», explique Dominic Ouellet, responsable des expositions au Musée POP.

L’exposition comprend également une visite animée, destinée aux 2e et 3e cycles du primaire, intitulée «Si petits mais tellement importants». À l’aide d’activités amusantes, les élèves en apprendront davantage sur le travail d’archéologue et sur l’importance de ces trouvailles pour l’histoire du Québec.

L’exposition Fragments d’humanité – Archéologie du Québec est présentée au Musée POP jusqu’au 14 mars 2021.

 

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