La vente de cinq églises de Trois-Rivières autorisée par le Diocèse

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Par Marie-Eve B. Alarie
La vente de cinq églises de Trois-Rivières autorisée par le Diocèse
L'église Sainte-Marguerite, sur la rue Brébeuf, fera place à des logements sociaux. (Photo : Audrey Leblanc)

Les offres non sollicitées pour l’achat des églises Saint-Sacrement, Saint-Jean-Brébeuf, Sainte-Marguerite, Notre-Dame-des-Sept-Allégresses et Jean XXIII ont été acceptées par la fabrique de la paroisse Du-Bon-Pasteur et autorisées par l’évêque Mgr Luc Bouchard, de sorte que les différents projets pourront aller de l’avant.

L’église St-Jean-Brébeuf accueillera une résidence pour personnes âgées de six à sept étages et comptant entre 250 et 300 portes. De son côté, l’église Sainte-Marguerite fera place à environ 150 logements sociaux répartis sur trois ou quatre étages. Une clinique médicale s’établira dans l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses au centre-ville.

En ce qui concerne l’église Jean XXIII, plusieurs projets sont encore à l’étude. L’avocat qui représente le groupe d’hommes d’affaires de Trois-Rivières ayant fait les offres, Me Nicolas Laurin, précise que l’objectif est que les projets soient utiles à la communauté.

Enfin, Carpe Diem – Centre de ressources Alzheimer s’est porté acquéreur de l’église Saint-Sacrement. L’organisme avait fait l’acquisition du presbytère après avoir été longtemps locataire. Une clause du contrat donnait droit à une préférence pour une éventuelle offre d’achat sur l’église.

«Quand on a su qu’une offre d’achat non sollicitée avait été déposée pour l’église, ça a été une véritable surprise pour nous. On a réfléchi jusqu’à la limite pour peser le pour et le contre et pour voir les opportunités qu’offre le lieu. On n’a pas encore déterminé le projet de façon précise, mais on souhaite que ce soit un lieu respectueux, un lieu d’échange communautaire. Dans les prochains mois, le conseil d’administration va se pencher sur différentes options», explique Nicole Poirier, directrice générale de Carpe Diem – Centre de ressources Alzheimer.

«On voulait s’assurer que ça ne nous mette pas en difficultés financières. On n’a pas beaucoup d’informations sur l’état de l’église et il fallait se rassurer financièrement. On est allé chercher des partenaires, ajoute-t-elle. On souhaite en faire une opportunité. Le projet ne sera pas nécessairement en lien direct avec l’Alzheimer. Ça pourrait être un projet de communauté. On a une préoccupation de garder la quiétude autour de la maison pour que les gens puissent sortir librement. On n’a pas été rassuré sur le projet déposé lors de l’offre d’achat non sollicitée, même s’il y avait de bonnes intentions. Ce n’était pas compatible avec l’environnement qu’on souhaite développer autour de la maison.»

Mme Poirier précise que l’autre projet relevait des arts et spectacles. «La maison est collée sur l’église et, ici, les gens sont sensibles aux bruits, à ce qui bouge. Ça aurait peut-être fait beaucoup de va-et-vient et de brouhaha autour de la maison. Je pense que ça aurait enlevé de la valeur à notre projet», note-t-elle.

La priorité demeure la construction d’une maison novatrice à côté du presbytère actuel. Cependant, l’acquisition de l’église permettra de réaliser quelques économies sur ce projet. Par exemple, l’organisme n’aura plus à construire un nouveau stationnement et économisera des coûts prévus pour détruire un couloir qui menait à l’église, entre autres.

La vente des cinq églises représente un investissement total de 2 millions de dollars.

Les communautés chrétiennes accompagnées

La fabrique de la paroisse Du-Bon-Pasteur et le Diocèse ont décidé d’aller de l’avant, notamment en raison de la baisse de fréquentation drastique ainsi que les rénovations importantes devant être réalisées dans certains bâtiments.

«Ça n’a pas été une décision facile à prendre, souligne l’abbé François Donaldson, de la paroisse Du-Bon-Pasteur. C’était incontournable qu’on en viendrait là éventuellement. C’était une question de temps.»

L’abbé Donaldson soutient que les communautés chrétiennes touchées par la vente de ces églises seront accompagnées. «On évalue comment continuer nos activités de foi et d’évangélisation autrement.» Notons qu’une entente a été conclue avec les Franciscains pour offrir un lieu de rassemblement pour les gens fréquentant l’église Notre-Dame-des-Sept-Allégresses.

Avant d’accorder son autorisation, Mgr Bouchard a consulté le Conseil presbytéral, le Collège des consulteurs, le Conseil pour les affaires économiques et le Conseil sur les immobilisations des fabriques.

Les conseils ont estimé que les projets des promoteurs étaient acceptables sur le plan des valeurs qu’ils représenteront et que les montages financiers pour y arriver tiendraient la route.

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