La pandémie de COVID-19, le premier grand défi du nouveau recteur de l’UQTR

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Par Marie-Eve B. Alarie
La pandémie de COVID-19, le premier grand défi du nouveau recteur de l’UQTR
Christian Blanchette, recteur de l'UQTR (Photo : courtoisie)

Le nouveau recteur de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), Christian Blanchette, vient tout juste d’entrer en poste au sein de l’établissement. Durant son mandat, il souhaite mobiliser les professeurs, chargés de cours et étudiants pour, entre autres, créer un sentiment d’appartenance encore plus grand envers l’institution.

«Dans ma vision, l’université est un établissement qui permet de transformer la vie des étudiants, de la société et des communautés dans lesquelles elle est ancrée. L’UQTR a déjà une manière de faire qui lui est propre. Je remarque aussi qu’en ce qui concerne la recherche, l’UQTR est vraiment ancrée dans les milieux. Il s’y mène des recherches pertinentes pour les territoires», lance M. Blanchette.

Physicien de formation, le nouveau recteur s’est intéressé à l’environnement avant de se spécialiser dans l’utilisation d’Internet et des technologies destinées à l’enseignement.

«Le premier défi auquel je devrai m’attaquer est très certainement la COVID-19. Ça occupe l’ensemble du monde universitaire, souligne-t-il. On voit des défis qui en émanent, qu’on pense à la santé mentale, à l’isolement, à l’épuisement et aux différentes manières d’enseigner. L’université est un point de rencontre informel. C’est important que les étudiants, les professeurs et les chargés de cours puissent se rencontre, car la création de la compréhension de l’enseignement devient plus grande quand on échange avec les autres. Créer des espaces de dialogue chacun chez soi, c’est difficile.»

M. Blanchette fait également remarquer que l’UQTR pourra contribuer dans la recherche de solutions pour faire face à des pandémies comme celle de la COVID-19.

«La pandémie nous a appris plusieurs choses. On voit le développement de vaccins, de traitements… Beaucoup de choses se font sur le plan des sciences biomédicales. On se rend toutefois compte de la façon dont la population a vécu la pandémie et une partie des solutions ne relève pas nécessairement des sciences biomédicales», avance-t-il.

«La pandémie a des impacts en éducation, dans les loisirs, la culture, en sociologie, en psychologie, etc. Il y a un apport des sciences non biomédicales qui pourra être fait et l’UQTR devra y porter une attention particulière. La niche d’étude en culture et loisirs est particulièrement bien équipée pour porter un regard rapidement sur ces questions», précise-t-il.

Le recteur rappelle que l’une des grandes forces de l’institution, d’après lui, est la question de l’environnement. Le fait que la recherche en environnement se fasse de façon interdisciplinaire à l’Université du Québec à Trois-Rivières est un élément important à ses yeux.

«On peut mobiliser des gens en éducation, en santé, en génie autour de cet enjeu. C’est un créneau important auquel on greffe aussi les recherches sur l’hydrogène. C’est un peu unique et n’oublions pas que le créneau des nouvelles énergies est extrêmement important», mentionne M. Blanchette.

Avant d’entrer en poste à titre de recteur de l’UQTR, Christian Blanchette tait doyen de la Faculté de l’éducation permanente à l’Université de Montréal depuis 2011.

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