La Ligue des Héros en discussion avec Disney

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Par Jonathan Cossette
La Ligue des Héros en discussion avec Disney
La Ligue des Héros fête son cinquième anniversaire. Photo courtoisie – La Ligue des Héros

Didier Mercadal avait vu juste en créant la Ligue des Héros il y a cinq ans déjà. Lui et ses partenaires auront même vendu la boutique «Zone 51», au passage, leur permettant ainsi d’investir dans des projets clés, ce qui a permis à la ligue de gravir les échelons beaucoup plus vite que prévu.

En effet, cinq ans se sont écoulés depuis que la Ligue des Héros voyait le jour à la Fête de la famille de Trois-Rivières.

«On peut maintenant équiper 50 personnes et tout nous appartient. On a toujours opté pour du matériel de très haut de gamme et je venais de commencer des négociations avec Disney pour obtenir des licences, tout juste avant l’arrivée de la COVID-19, confie-t-il d’entrée de jeu. On navigue sur une ligne où on n’a pas besoin de droits, étant donné qu’on n’utilise pas leurs propriétés intellectuelles et les images. Maintenant, je veux pouvoir les utiliser et faire des spectacles avec des licences, même chose avec Marvel qui a un système beaucoup plus large.»

«C’est notre prochaine étape! On pourrait vendre des entrées et produire des spectacles et pour ça, il nous faut les licences. On a de nouveaux costumes et du nouvel équipement qui seront prêts à sortir dès qu’on pourra le faire. On a des personnes extrêmement professionnelles avec nous et des costumes pour aller à un plus haut niveau.»

À ce jour, la Ligue des héros compte quatre copropriétaires. Outre M. Mercadal, on y retrouve Shelley Baron, Édouard Herrera et Simon Ouellette. La ligue, c’est un travail d’équipe. D’autres membres ont mis beaucoup d’énergie, comme Talya Lefebvre et Ariane Dostaler, qui ont développé tout ce qui encadre les spectacles des princesses.

«La ligue est plus loin que je ne l’imaginais, pour être franc. À l’époque, on avait fait la Fête de la famille et on participait à certains événements. Maintenant, la ligue est une compagnie et on venait d’être engagé par une grosse organisation américaine, ACE Comic Con, pour aller animer un événement à Boston avec les vrais acteurs des films Avengers. Ils nous ont dit de ne pas nous inquiéter et qu’on serait invité à la prochaine édition», ajoute-t-il.

«Je n’imaginais pas qu’on en serait là il y a cinq ans. Je n’imaginais pas qu’on aurait un contrat avec la Ville de Trois-Rivières pour le Cosplay Fest et je ne n’imaginais pas qu’on aurait des dépôts de marques et des émissions télévisées. J’espérais pour le meilleur et ce que je projetais ne passait pas par les chemins normaux. Avec la vente de la boutique Zone 51, on a tout de suite visé de gros projets avec nos moyens. On a été remarqué très vite par la qualité de ce qu’on proposait. Ç’a été de bons choix stratégiques!»

En arrêt total

Malheureusement pour la Ligue des Héros, son pain et son beurre demeurent les événements et ceux-ci sont annulés, les uns après les autres, depuis l’arrivée de la COVID-19 en sol nord-américain.

«Depuis mars, on n’a plus rien pour nous. Pas d’événements, pas de Cosplay Fest. En fait, on est les premiers touchés par le problème parce qu’on est en contact direct avec les gens. Heureusement, on a pu se trouver d’autres façons d’avancer et de maintenir l’intérêt des gens. On continue à faire des soumissions, les clients nous donnent des dates et ça finit par être annulé», concède-t-il.

«La compagnie n’est pas en danger parce qu’on n’a pas de frais ni de local à payer. À part moi qui dépends vraiment de la compagnie financièrement, tous nos membres ont des métiers et occupations alors ils attendent le retour à la normale. Au moment où on se parle, c’est le moment le plus chargé de l’année habituellement, de l’Halloween à la fin janvier. Parfois, on travaille les samedis et les dimanches, avec plusieurs équipes simultanément. Maintenant, c’est le vide absolu!»

Un musée au nouveau colisée?

La pause forcée n’aura pas eu que des effets néfastes pour la ligue. Les moments de repos lui auront permis de se réinventer et de planifier de nouveaux projets.

«On a notre émission web qui marche bien depuis 25 semaines, METAS Cosplay, diffusée sur quatre pages Facebook. On le fait pour garder le contact avec la communauté et on trouve des cosplayers qui sont prêts à venir à notre prochain Cosplay Fest. On va avoir une émission intitulée «Code : Fan», aussi, qui sera diffusé sur NousTV et MaTV», explique le co-propriétaire.

Et n’allez pas croire que ça va s’arrêter là…

«Dès qu’on sort de la zone rouge, on va pouvoir aller de l’avant avec notre projet de musée interactif à l’intérieur du nouveau colisée. On veut faire un musée du même type qu’un musée de cire, mais vivant. Tout va se faire en respectant la distanciation. Notre but à nous, c’est de trouver des projets spectaculaires, en respectant les mesures sanitaires», ajoute-t-il.

«On va mettre sur pied un circuit où on va créer des ambiances et des lumières selon le personnage en question, que ce soit Batman, Spiderman, Iron Man et les princesses. On va peut-être pouvoir sortir des choses qu’on ne sort pas souvent parce que c’est trop fragile et on va avoir une imprimante 3D bientôt alors ça va nous permettre de fabriquer des éléments de décor et des accessoires supplémentaires», conclut-il.

 

 

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