La drogue au volant se détecte facilement

Par superadmin

Marijuana, haschich, ecstasy, champignon magique. La consommation de drogues au volant est un sujet tabou qui demande à être démystifié. Portrait d’un comportement dangereux et insouciant.

Beaucoup sous-estiment la consommation de substances illicites. Pourtant selon le Code criminel, conduire sous l’effet de la drogue est passible des mêmes sanctions que la conduite sous l’effet de l’alcool.

Même si aucune grande campagne télévisée n’a été faite au sujet de la drogue au volant, c’est un fléau contre lequel la Société assurance automobile du Québec lutte depuis longtemps.

«Nous distribuons des dépliants et des trousses d’information pour sensibiliser les jeunes au danger de la consommation de drogues sur les routes. C’est un phénomène moins présent dans la société mais non négligeable», soutient Gino Desrosiers, responsable des communications de la SAAQ.

Un sur trois ou presque

Selon les récentes statistiques, de la drogue a été dépistée dans le sang de 30% des conducteurs décédés de 2004 à 2008. Aussi, les hommes âgés entre 16 et 19 ans ont avoué conduire plus souvent sous l’effet du cannabis que de l’alcool.

Les jeunes rencontrés par l’Hebdo Journal soutiennent que la banalisation de la prise de drogue au volant découle d’un manque d’information.

«On voit partout des affiches qui déconseillent la consommation d’alcool sur la route, mais il est rarement question de drogue. Les gens n’en parlent pas. Ils le font et se disent que ce n’est pas si grave et que, de toute façon, la police n’a aucun moyen de le détecter», a affirmé Junior.

Éloïse Cossette, agente aux relations publiques de la Sûreté du Québec, n’est pas d’accord.

«Dans les barrages routiers effectués par la SQ, nos agents peuvent arrêter les conducteurs lorsqu’ils présentent des signes de capacités affaiblies par l’alcool ou autres types de stupéfiants. Tous les patrouilleurs de la route ont reçu la formation pour l’épreuve de coordination des mouvements qui permet de détecter la consommation de substances», soutient-elle.

Le patrouilleur peut, en cas de doute sur l’état du conducteur, faire passer des tests de coordination. Si la personne échoue, l’officier fait appel à un agent évaluateur, spécialisé en dépistage de drogue afin d’évaluer le conducteur de façon plus approfondie

Même son de cloche du côté de Michel Letarte de la Sécurité publique de Trois-Rivières: « Au moindre doute, les agents n’hésitent pas à vérifier. Et dans 90% des cas, on trouve des stupéfiants dans l’auto. »

Fondation Kartherine Beaulieu

Démystifier les dangers liés aux drogues et l’un des principaux chevaux de bataille de la fondation Katherine Beaulieu.

«Nous faisons beaucoup de conférences dans les écoles pour sensibiliser les jeunes à une conduite responsable. Il faut que les gens comprennent que ça n’arrive pas juste aux autres. Il faut arrêter de banaliser ce comportement insouciant. Les conducteurs doivent comprendre et réaliser les responsabilités qui sont liées à la conduite automobile», explique Claude Villemure, vice-président de la fondation, en repensant à Katherine Beaulieu, l’une des meilleures amies de sa fille qui a abruptement perdu la vie le 3 mai 2010 sur l’autoroute 55.

L’organisme a pour mission de sensibiliser les individus à la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool et les stupéfiants.

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