La Caravane philanthrope de retour auprès du CHSLD Roland-Leclerc

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Par Marie-Eve B. Alarie
La Caravane philanthrope de retour auprès du CHSLD Roland-Leclerc
Les clowns étaient armés de pelle pour s'approcher des fenêtres et faire sourire les résidents (Photo : Facebook - Caravane Philanthrope)

L’équipe de la Caravane philanthrope recommence tranquillement à faire des visites humanitaires auprès des résidents du CHSLD Roland-Leclerc à Trois-Rivières.

«Il y a de grandes fenêtres au rez-de-chaussée. On est à l’extérieur. On n’aura peut-être pas autant de succès dans les interventions que si on était à l’intérieur, mais ça ne fera pas de mal, souligne Guillaume Vermette, clown humanitaire et membre fondateur de la Caravane philanthrope. On a plein de projets adaptés aux mesures sanitaires qui se planifient avec la Caravane philanthrope en ce moment. On sent aussi que les collaborateurs sont plus prêts à nous accueillir également.»

Armés de leurs raquettes en babiche, de leurs pelles et de leurs sourires, les clowns thérapeutiques de la Caravane philanthrope se fraient un chemin à travers la neige jusqu’aux grandes fenêtres du CHSLD pour saluer les résidents du rez-de-chaussée et briser l’isolement. Même à partir de l’extérieur, les clowns thérapeutiques déclenchent les rires et les sourires.

«On nous appelle des clowns thérapeutiques quand on intervient en CHSLD ou dans les hôpitaux. C’est pour briser l’isolement et favoriser le bien-être des gens, briser la détresse émotionnelle. Mais là, pour leur bien-être, il faut qu’ils s’isolent. La détresse et la solitude augmentent, mais on ne peut pas intervenir de la même façon qu’avant. C’est une situation déchirante», ajoute-t-il.

N’eut été de la deuxième vague, cinq duos de clowns thérapeutiques étaient prêts à visiter des CHSLD. «On formait notre première cohorte de clowns thérapeutiques deux jours avant le confinement au printemps dernier. Il y a eu bien des casse-têtes cette année», note Guillaume Vermette.

Ça n’a pas empêché à la Caravane philanthrope de proposer des spectacles de cirque extérieurs devant des résidences pour aînés ou encore d’offrir des ateliers de cirque social à des enfants rejoints par le Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières. Les visites en CHSLD avaient, quant à elles, dû être arrêtées lorsque la région est passée en zone orange, il y a plusieurs mois déjà.

«Au final, on a accumulé plein d’expertises et d’expériences durant cette année. Psychologiquement, si c’était arrivé un an auparavant, ça aurait été très difficile pour moi. Ç’a été un choc malgré tout. Il a fallu rapatrier des artistes, annuler des projets humanitaires prévus depuis plus d’un an et qui étaient planifiés à long terme. En fait, il a fallu mettre tout le volet humanitaire sur la glace», raconte-t-il.

La Caravane philanthrope travaille également sur deux autres projets en collaboration avec des organisations de la région qui oeuvrent auprès des enfants.

Monique dans les contrées isolées

Un autre projet bien particulier occupe Guillaume Vermette ces semaines-ci: Monique. Monique n’est pas un être humain, mais plutôt le surnom affectueux donné à une camionnette que le clown humanitaire souhaite entièrement convertir et adapter pour partir à la rencontre de communautés isolées.

«Je pense que les voyages humanitaires ne seront pas possibles avant quelques années. Je cherchais des façons de m’impliquer localement, confie Guillaume Vermette. Ça devient encore plus important en ce moment. Cette fourgonnette nous permettra d’être autonomes. On pourra y dormir, manger, transporter du matériel de cirque et aller dans des endroits plus isolés. Ça représentera moins de coûts pour notre organisme.»

Il est évidemment difficile, présentement, de planifier des projets humanitaires, mais le rêve ultime pour Guillaume Vermette serait de se rendre en Colombie avec Monique et sa copine Annie qui est intervenante.

«On aurait normalement dû y être avec la Caravane philanthrope pour visiter les camps de réfugiés vénézuéliens qu’on y retrouve, plus dans la perspective d’un séjour exploratoire pour éventuellement développement des projets à long terme, précise-t-il. Ma copine est intervenante et elle a plein d’expérience et des idées. On pourrait mélanger nos expertises distinctes et essayer de s’impliquer du mieux qu’on peut sur notre chemin, aller à la rencontre de populations marginalisées, partager notre aventure avec les gens.»

Considérant le contexte pandémie, il profite de ce temps pour préparer la Chevy 1993. Récemment, il a pu compter sur le soutien du Garage Jean Bureau qui a offert le temps et les pièces gratuitement pour remettre la mécanique en bon état. Guillaume Vermette recherche maintenant des partenaires pour contribuer à la conversion de l’intérieur de la camionnette, notamment l’installation de panneaux solaires, pour assurer l’autonomie des passagers.

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