Journée internationale de la paix: «On ne fait pas la fête quand ça brûle chez les voisins»

Par superadmin
Journée internationale de la paix: «On ne fait pas la fête quand ça brûle chez les voisins»
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La République démocratique du Congo est marquée depuis les 15 dernières années de conflits qui perdurent et ses habitants sont victimes de violences atroces qui laissent pourtant de glace la communauté internationale. L’ONU estime que depuis 1996, les guerres au Congo ont causé 5.4 millions de morts, soit presque sept fois plus de morts au total que le génocide rwandais.

Au Sud-Kivu, une province à l’est du pays, il y a eu 14 200 viols enregistrés en deux ans. Suite à ces viols, la moitié des femmes sont devenues enceintes et le quart d’entre elles ont contracté le VIH. Le viol est une arme de guerre répandue et l’impunité est quasi-totale. Ces agressions, en plus de détruire physiquement et psychologiquement les femmes, engendrent un désarroi total dans ces communautés dont elles sont les piliers. Le tissu social se désagrège peu à peu pour laisser la place au chaos.

Dans ce climat de guerre, la population est constamment aux aguets. La souffrance et la peur font partie du quotidien, au même titre que la faim engendrée par la pauvreté extrême. En effet, le Congo est un des pays les plus pauvres au monde, malgré le fait qu’il regorge de nombreuses richesses naturelles.

Les gouvernements et les médias gardent sous silence les injustices et surtout les intérêts des entreprises et des grandes puissances dans ces conflits. Comment peut-on, en tant qu’êtres humains, cautionner une telle situation? Car c’est ce que nous faisons par notre inaction.

Heureusement, des gens agissent ! Des groupes de femmes congolaises se mobilisent; elles sont prêtes à mettre leur vie en danger pour supporter leurs sœurs dans la douleur. Elles poursuivent avec ardeur la lutte contre les injustices et le déshonneur de la femme.

C’est pourquoi nous nous devons, en tant que femmes du Québec, de souligner la gravité de leur situation, afin de lutter à leurs côtés. C’est grâce au partage de l’information que dorénavant, leur souffrance sera connue dans le monde. Pour en savoir plus sur le Congo, nous vous invitons à consulter le www.cs3r.org.

Denise Caron, Maude Goudreault, Diane Archambault, Anick Michaud, Nicole O’Bomsawin, Chantal Chicoine, Sylvie Poirier, Nancy Baril, Myriam Roy, Christelle Dejoie, Annie Lafontaine, Mariette Milot, Louise Létourneau et Élisabeth Cloutier.

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