Jacques Arbour retrouvé sans vie

Jacques Arbour retrouvé sans vie

Jacques Arbour est porté disparu.

Crédit photo : Photo courtoisie

DISPARITION. C’est mercredi avant-midi, vers 11h30, que le corps du Shawiniganais Jacques Arbour a été retrouvé, à environ deux kilomètres de son véhicule localisé lundi dans le secteur Saint-Jean-des-Piles. Ses proches, sans nouvelle de lui depuis dimanche matin, ne savent toujours pas ce qui a amené l’homme de 62 ans dans ce secteur.

Au troisième jour des recherches, le corps de l’homme a été retrouvé à demi submergé dans l’eau du lac Giguère, à quelques kilomètres du chemin du parc national de la Mauricie où se trouvait sa voiture abandonnée. Des patrouilleurs de la Sûreté du Québec à bord d’un véhicule tout-terrain ont fait la découverte. L’homme a pu être identifié notamment en raison de la description vestimentaire.

«On imagine que monsieur a dû parcourir cette distance, dans un boisé difficile à marcher, la forêt est très dense, il y a beaucoup de pentes et d’escarpements», indique le sergent Luc Mongrain, porte-parole pour la Direction de la police de Trois-Rivières en charge du dossier de disparition.

Le corps sera récupéré par hélicoptère aujourd’hui, dans cet endroit difficile d’accès par voie terrestre.

Depuis trois jours, une douzaine de policiers de la Direction de la police de Trois-Rivières et de la Sûreté du Québec, dont un maître-chien, une dizaine de bénévoles accrédités ainsi que les proches de M. Arbour prenaient part aux recherches dans l’espoir de le retrouver sain et sauf.

Aucune hypothèse n’est encore écartée. «Nous ne sommes pas en mesure de déterminer ce qui s’est passé. Est-ce qu’il a eu un malaise et il est tombé dans l’eau? Est-ce qu’il est décédé avant de tomber? L’examen de la scène pourra peut-être apporter des précisions. Ça peut être volontaire, accidentel, criminel, toutes les hypothèses sont sur la table tant que le corps ne sera pas analysé», indique M. Mongrain. «Un enquêteur et un technicien en identité judiciaire vont tenter de décortiquer la scène pour la faire parler.»

Il ne s’agissait pas d’un endroit habituellement fréquenté par M. Arbour. «Le seul lien avec le chemin où se trouve son véhicule, c’est qu’il allait y cueillir des bleuets il y a 30 ans», indiquait plus tôt aujourd’hui M. Mongrain.

Le fil des événements

Rappelons que M. Arbour a quitté le terrain de camping La Rochelle dans le secteur Saint-Louis-de-France à Trois-Rivières dimanche matin, vers 6h30, pour se rendre à son travail au Super C de Shawinigan.

Selon certaines informations, M. Arbour se serait rendu à son domicile situé dans le secteur Lac-à-la-Tortue dimanche matin. Il ne s’est jamais présenté à son lieu de travail par la suite.

Le véhicule de Jacques Arbour a été localisé le lendemain midi, soit le lundi 6 août, sur le chemin du parc national de la Mauricie, un secteur boisé à quelques kilomètres du coeur villageois du secteur Saint-Jean-des-Piles. Ce dernier était inoccupé.

Rien ne semble expliquer ce qui s’est passé pour le moment. M. Arbour était en bonne santé et il ne présentait aucun handicap. Certaines informations laissaient entendre que M. Arbour serait diabétique, une information qui n’a pas été confirmée par M. Mongrain.

Toute personne pouvant fournir de l’information peut contacter le service de police au (819) 691-2929.

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