Internet haute vitesse: 2641 foyers de la Mauricie seront branchés, annoncent Legault et Trudeau

Photo de Jonathan Cossette
Par Jonathan Cossette
Internet haute vitesse: 2641 foyers de la Mauricie seront branchés, annoncent Legault et Trudeau
Photo Jonathan Cossette

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, était de passage à Trois-Rivières en milieu d’après-midi. Il était notamment accompagné du premier ministre du Québec, François Legault. Les deux paliers de gouvernement ont annoncé des investissements de plus de 825 M$ dans le dossier Opération haute vitesse Canada-Québec.

«Le service internet est devenu une nécessité, au même type que nos investissements sur les routes. Cette annonce aujourd’hui nous permettra d’amener internet haute vitesse dans près de 150 000 nouveaux foyers», a lancé M. Trudeau.

«Lorsque j’ai discuté avec Bernard Thompson et Gérard Bruneau ce matin, les deux préfets des MRC Mékinac et des Chenaux, ils ont souligné comment l’internet était un bien essentiel pour garder nos jeunes en région, et aussi pour croître l’économie des régions. Aux gens qui voudront s’y installer avec leurs petites familles, Gérard et Bernard pourront maintenant répondre que oui, ils ont internet haute vitesse.»

À l’ensemble du Québec, pas moins de 70 000 kilomètres de fibre optique seront déroulés, ce qui équivaut à deux fois le tour de la terre. En Mauricie, ce sont 2641 foyers qui pourront enfin avoir accès à l’internet haute vitesse.

«Comme l’a dit notre premier ministre du Canada, ce n’est plus un luxe, l’internet, mais une obligation, au même type que l’électricité à son arrivée. On a d’autant plus vu son importance pendant la pandémie avec les étudiants, les familles, l’achat en ligne et le télétravail», a pour sa part renchéri M. Legault.

Questionné à savoir pourquoi le projet comportait plus de 800 millions de dollars d’investissement, le premier ministre du Québec a bien voulu clarifier le tout.

«Lorsqu’on a une bonne densité de résidences, les coûts sont moindres et c’est plus rentable pour les compagnies qui offrent les services internet. En région, on a peu de résidences et souvent une bonne distance entre les résidences alors c’est plus cher en opération. De notre côté, on veut que les entreprises chargent le même prix à toutes les résidences alors le gouvernement les aide là-dedans.»

Lorsque la Coalition avenir Québec (CAQ) a pris le pouvoir en 2018, 340 000 foyers n’étaient pas branchés. Depuis, 89 000 résidences ont été munies d’un service internet à haute vitesse et le gouvernement vient de signer une entente qui va permettre à 67 000 foyers d’en bénéficier d’ici septembre. L’annonce d’aujourd’hui va permettre à 148 000 des 184 000 foyers restants d’être branchés d’ici 2020. Le premier ministre du Québec a ensuite ajouté qu’ils allaient trouver une façon de conclure le branchement des 36 000 résidences manquantes, la plupart situées plus au nord de la province.

«On a démontré qu’on a de l’ambition pour nos régions. Aujourd’hui, ce sont nos étudiants, nos entrepreneurs, nos fermiers et nos télétravailleurs qui sont heureux. En supportant nos fournisseurs internet, nous pourrons nous rendre à un taux de 100% de branchement», a pour sa part lancé le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne.

«Nos citoyens des régions se sont fait entendre haut et fort et nous avons écouté. C’est fini d’aller dans le stationnement du restaurant du village ou à la bibliothèque pour avoir une bonne connexion internet. Vous y aurez désormais accès dans le confort de votre foyer.»

Le Bloc Québécois préoccupé par l’accès aux poteaux

Les députés de Trois-Rivières et de Berthier-Maskinongé, Louise Charbonneau et Yves Perron, se réjouissent que le gouvernement fédéral annonce le transfert des pouvoirs à Québec et des sommes nécessaires au déploiement de l’Internet haute vitesse dans les régions rurales.

Toutefois, plusieurs questions subsistent, indiquent les députés bloquistes.

« Nous sommes très préoccupés par les enjeux touchant l’accès aux poteaux partout sur le territoire du Québec et par la place des petits joueurs dans le marché. Par ailleurs, si un fournisseur n’a qu’à payer une petite partie des investissements et que le reste de la facture est assumée par les différents paliers de gouvernement, est-ce que ces infrastructures pourront demeurer publiques pour garantir le service à long terme dans les communautés et une présence accrue de compétiteurs qui assureront des prix à l’avantage des citoyens », insiste la députée Louise Charbonneau.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires