Implication jeunesse : les organismes doivent revoir leurs façons de faire

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Par Audrey Leblanc
Implication jeunesse : les organismes doivent revoir leurs façons de faire
Steven Hill Paquin du CFCM. (Photo : tirée de Facebook)

Le Centre de formation communautaire de la Mauricie (CFCM) a présenté, vendredi, les résultats de son projet de recherche concernant la participation citoyenne et l’engagement des jeunes au sein des organismes communautaires et des entreprises d’économie sociale de la région. Les données récoltées démontrent que les organisations doivent revoir leurs façons de faire pour attirer davantage de jeunes.

«Les organismes ont de gros efforts à faire pour attirer les jeunes, constate Steven Hill Paquin du CFCM. Les jeunes n’ont pas les mêmes besoins et désirs d’implication selon leur réalité et selon là où ils sont rendus dans la vie. Par exemple, quelqu’un qui sort de l’école versus quelqu’un qui vient d’avoir un enfant n’a pas les mêmes besoins.»

Selon lui, c’est aux organisations de se réinventer afin de mieux gérer l’accueil et l’intégration des jeunes au sein de leur équipe. «Il faut aussi qu’elles mettent en place des mesures pour les garder, ajoute M. Hill Paquin. On voit qu’il y a un désir et un potentiel chez les jeunes. Il nous revient maintenant de mieux structurer nos offres de bénévolat et d’implication pour aller les chercher.»

Le projet Recherche-action jeunesse a été mené par Audréanne Campeau du CFCM pendant plus d’un an dans le but ultime d’accroître la participation citoyenne et l’implication des jeunes de 15 à 29 ans.

«L’idée nous est venue à la suite des dernières élections quand on a vu que la participation des jeunes demeurait assez faible, explique Mme Campeau. Pourtant, ce n’est pas que les jeunes sont désintéressés. On s’est demandé pourquoi ils n’étaient pas davantage impliqués dans leur communauté, dans les organismes et les entreprises d’économie sociale. Au cours de la recherche, on a vu que c’est, entre autres, parce que les milieux d’implication ne sont pas bien adaptés pour eux.»

Au total, ce sont 89 organisations et 44 jeunes de la région qui ont été sondés dans le cadre du projet. Des groupes de discussion dans les écoles ont notamment eu lieu à l’automne. Le projet a également permis de réaliser sept vidéocapsules informatives. Celles-ci circuleront sur les réseaux sociaux prochainement.

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