«Il est temps de réinvestir dans le réseau de l’éducation» – Paul Lavergne

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Par Jonathan Cossette
«Il est temps de réinvestir dans le réseau de l’éducation» – Paul Lavergne
Annie Charland, présidente du secteur scolaire FEESP-CSN, Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec (CSN), Debra-Ann Bailey, présidente du Syndicat de la commission scolaire Des Chênes, Louis Langlois, président du Syndicat du soutien scolaire des Bois-Francs, et Gabrielle Messier, présidente du Syndicat du soutien scolaire Chemin-du-Roy. Photo Jonathan Cossette - Hebdo Journal

Les employés de soutien des commissions scolaires de la Mauricie/Centre-du-Québec affiliés à la CSN se préparent à la négociation.

D’ailleurs, le comité de négociation tient, cet après-midi, une rencontre de consultation régionale avec les représentants locaux. Au menu se trouve tout ce qui est question de santé et sécurité, la reconnaissance du personnel et la stabilité d’emploi.

«La CSN représente plusieurs commissions scolaires et le gouvernement dit souvent que l’éducation est l’une de ses priorités, mais on constate sur le terrain toutes les coupures qui sont faites et ça touche le personnel de soutien», martèle Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec (CSN).

«Il est temps de réinvestir dans le réseau de l’éducation. Le gouvernement a les moyens de le faire et il est temps que les bottines suivent les babines.»

Le secteur scolaire représente plus de 2700 employés de soutien technique, paratechnique, administratif et manuel des commissions scolaires Des Chênes, Bois-Francs et Chemin-du-Roy. De plus en plus de gestes de violence ont également été rapportés.

«Du côté de la commission scolaire Des Chênes, j’ai fait le décompte de toutes les déclarations d’incident et accident de la part du personnel de soutien et il y avait 41% d’actes de violence sur environ 167 cas. On parle de poussées, de morsures, de grafignes, ou de se faire frapper ou donner des coups de poing. Les gens sont à bout de souffle et à bout de ressources. Ils ne savent plus quoi faire! Les commissions scolaires devront prendre position là-dedans et dire que ça suffit», confie la présidente du Syndicat de la commission scolaire Des Chênes, Debra-Ann Bailey.

«Voilà pourquoi on demande un réinvestissement pour que tout le monde ait le temps de faire son travail», renchérit M. Lavergne. «Les travailleurs et travailleuses spécialisés qui accompagnent le personnel sont à temps partiel et ils n’ont pas le temps nécessaire de faire leur travail. Quand Debra-Ann (Bailey) dit qu’il manque de soutien, en voilà un exemple. Par contre, si on réinvestit et si on donne le temps aux travailleurs de faire leur travail correctement et d’accompagner tout le monde, on va diminuer les actes de violence, c’est automatique.»

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) s’inquiète également de la dégradation des installations.

«On tombe en pénurie de main-d’œuvre du côté des concierges aussi alors on ne peut pas faire l’entretien de nos écoles adéquatement. On constate aussi qu’il a de la dégradation du côté des bâtiments», explique Louis Langlois, président du Syndicat du soutien scolaire des Bois-Francs.

«Sur le plan financier, être dépendant du privé au lieu de compter sur ses propres salariés ne tient pas la route. On a de plus en plus de difficultés à garder le personnel expérimenté et les établissements se tournent vers la sous-traitancee. Les sous-traitants n’ont aucun sentiment d’appartenance comparativement à nos ouvriers qui sont attachés à leur milieu et qui ont à cœur la qualité de vie de nos écoles», ajoute-t-il.

Les syndicats déposeront leurs demandes de négociation le 30 octobre prochain. Les conventions collectives viendront à échéance le 31 mars 2020.

 

 

 

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