Guillaume Wagner présente son troisième one-man-show

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Par Jonathan Cossette
Guillaume Wagner présente son troisième one-man-show

Guillaume Wagner sera de passage en Mauricie ce samedi 13 avril avec son troisième one-man-show intitulé «Du cœur au ventre».

Rappelons d’abord que son premier one-man-show, «Cinglant», a été certifié or en moins d’un an. Son deuxième one-man-show, «Trop humain», a quant à lui été certifié argent en moins de trois mois. Alors à quoi peut-on s’attendre de son troisième bébé»?

«Pour les gens qui m’ont suivi, ils peuvent s’attendre à un show un peu plus raffiné que mes deux premiers. Je m’améliore tout le temps et c’est ça le but. J’ai gardé le même style, mais la ligne narrative est un peu plus travaillée. Pour ceux qui ne me connaissent pas du tout, ils peuvent s’attendre à un humour qui décape un peu, mais toujours avec un propos derrière. C’est un humour critique sociale, mais j’essaye quand même d’être le plus efficace possible, peu importe qui vient voir le spectacle, qu’il soit d’accord ou non avec mes opinions», confie-t-il.

«Je critique beaucoup la société et en ce moment, nous en sommes à un tournant où il va falloir prendre des décisions, autant pour nous individuellement que collectivement. Ça va donc prendre du courage, alors du cœur au ventre est une expression parfaite, car le courage le plus important doit partir du cœur pour se rendre au ventre.»

En tant qu’artiste qui «décape», et dans une société où le jugement est de plus en plus présent, on est porté à croire que les humoristes comme Guillaume ont à se censurer un peu plus qu’à leur début. Est-ce le cas?

«Je n’ai pas vraiment changé ma manière décrire, mais ce sont les répercussions qui sont plus difficiles. C’est un peu le problème avec les réseaux sociaux et c’est facile qu’un petit propos fasse boule de neige. J’ai eu à composer avec ça lors de mon premier scandale au début des réseaux sociaux, mais on apprend à travers tout ça. C’est ce qui est le plus dur, selon moi. Composer avec les réseaux sociaux fait en sorte que les gens aient accès à toi 24h sur 24. Tu as l’impression de ne plus avoir ton petit refuge à toi», témoigne-t-il.

«Il y a quand même des avantages aux réseaux sociaux, car on peut y faire de la promotion et aller rejoindre les personnes d’une autre manière. Souvent, les gens viennent me voir après un show et me disent «Je te connaissais de nom seulement, j’ai ri et j’ai eu du fun». Alors quand on va voir un spectacle live, sur scène, c’est complètement différent que de se fier à des ouï-dire ou que de lire un extrait dans un journal.»

Chose certaine, l’humoriste de 35 ans dégage une passion palpable envers son choix de carrière.

«C’est mon métier et quand je suis rentré dans le show-business, mon but premier a toujours été de faire de la scène et non de me diriger en télévision ou à la radio, par exemple. C’est là que je me sens le mieux et que je suis le meilleur. C’est là que je me sens valorisé», explique-t-il.

«J’ai dû fun même si souvent, les affaires le fun peuvent devenir plate. J’aime bien faire de la route et aller partout au Québec, mais quand tu en fais trop, ça devient déprimant à un moment donné. C’est beaucoup d’adrénaline faire de spectacle et ça aussi c’est le fun! Mais ça vient avec beaucoup de stress, alors ça c’est la partie moins le fun.»

Plusieurs dates de spectacle sont déjà confirmées, et ce, jusqu’en 2020.

«Effectivement, on a des dates jusqu’en 2020 et je ne pense pas qu’on va se rendre bien plus loin parce que j’aime ça écrire du nouveau matériel et j’aime me renouveler. Ça ne me tente pas de rester emprisonné dans un spectacle», conclut l’artiste.

Guillaume Wagner foulera les planches de la scène du Théâtre du Cégep de Trois-Rivières ce samedi, dès 20h.

 

 

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