Grève d’un jour dans plusieurs CPE

Grève d’un jour dans plusieurs CPE

Quelque 350 travailleuses de 20 installations de CPE du Cœur du Québec ont débrayé ce matin.

MANIFESTATION. Sans conventions collectives depuis bientôt trois ans, quelque 350 travailleuses de 20 installations de CPE du Cœur du Québec ont débrayé, ce matin, pour exiger une accélération des négociations avec l’Association patronale nationale des CPE (APNCPE).

Des CPE des villes suivantes sont visés, soit Trois-Rivières, Shawinigan, Grand-Mère, La Tuque, Nicolet, Drummondville, Notre-Dame-du-Bon-Conseil, Victoriaville et Plessisville. À défaut d’avancées significatives aux tables de négociations, ces travailleuses pourraient débrayer à nouveau.

«Aujourd’hui fait suite à la journée de négociations d’hier qui n’a pas été satisfaite. Il y a de l’ouverture de la part de la partie patronale, mais rien n’est sur le point de régler. Il faut que ça se règle! Notre date butoir est le 31 mars et il faut que ça se règle. Ça va faire trois ans!», martèle Dominique Jutras, présidente du Syndicat régional des CPE du Cœur du Québec.

«On a trois journées de négociations qui s’en viennent, soit demain (14 mars), jeudi (15 mars) et mardi prochain (20 mars). Si ces trois journées-la ne fonctionnent pas, on sera en grève le 21 mars et le 29 mars. Et le 3 avril, nous irons chercher un mandat de grève générale illimitée. Ce n’est pas l’objectif! On veut une convention signée.»

Rappelons que les CPE membres de l’APNCPE se sont exclus eux-mêmes du processus de la négociation nationale en quittant la table nationale à l’hiver 2017. Or, le 6 novembre dernier, une entente nationale est intervenue avec le gouvernement et plusieurs associations patronales qui a permis de clore plus d’une année et demie de pourparlers.

Les pourparlers achoppent principalement sur les questions d’organisation du travail, dont les horaires, la liste de rappel, les choix de vacances et l’ancienneté. Jusqu’ici, il y a eu 10 rencontres de négociations qui n’ont pas permis d’obtenir une entente, alors qu’avec la plupart des CPE membres d’autres associations patronales, les négociations vont bon train et plusieurs ont déjà conclu une entente de principe.

«La négociation régionale n’est pas un buffet ouvert auquel on choisit ce qui fait notre affaire et on abandonne ce qui nous déplaît», lance pour sa part Claude Audy, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). «Les CPE membres de l’APNCPE doivent maintenant choisir entre le conflit qu’ils provoquent par leurs très nombreuses demandes de reculs ou accepter de maintenir le CPE dans des balises qui sont acceptables pour tous les autres employeurs de la province.»

Outre ces travailleuses en CPE, pas moins de 3200 autres collègues des CPE en Estrie, à Montréal et à Laval et en Montérégie, font face aux mêmes obstacles dressés par l’APNCPE.

 

 

 

 

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