Un grand jour pour Michel Cormier Jr

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Par Jonathan Cossette
Un grand jour pour Michel Cormier Jr
Michel Cormier Jr en sera à son 1000e match en tant qu'officiel dans la Ligue nationale de hockey (LNH) | (Photo courtoisie – Michel Cormier Jr – Photo officielle NHLOA)

HONNEUR. Le 16 mars 2018 est une date qu’a entourée Michel Cormier Jr sur son calendrier. Le Trifluvien, qui a fait ses débuts comme officiel de la Ligue nationale de hockey (LNH) en 2003, célébrera son 1000e match à Ottawa alors que les Stars de Dallas rendront visite aux Sénateurs.

La première question fut fort simple.

Comment se sent-on à l’aube de son 1000e match?

«On se sent vieux!», lance-t-il à la blague. «C’est un bel accomplissement de pouvoir dire que ça fait 15 ans que je suis dans cette grande ligue-là. Je suis content d’atteindre un milestone, car ça définit bien la persévérance que ça prend. J’ai toujours les mêmes papillons quand j’embarque sur la glace et je suis heureux de faire partie de cette ligue-là. J’ai travaillé pour, mais je me compte chanceux aussi.»

«C’est quelque chose que je souhaitais (1000 matchs), mais on y va année après année. J’avais pour objectif de faire 25 ans dans la LNH et je m’en viens bien. Mon objectif est de faire une finale de la Coupe Stanley maintenant. J’ai fait deux finales de conférence alors je m’en rapproche.»

Est-ce un métier facile qui garantit une sécurité d’emploi?

«Ce n’est jamais garanti, car nous avons des tests physiques et médicaux à passer à chaque année. On n’a pas le choix de performer aussi sur la patinoire. Ce n’est pas le travail le plus dur à faire, mais tu te dois de travailler fort.»

Et qu’en est-il de la vie familiale?

«C’est beaucoup de temps passé dans les aéroports pour des matchs qui durent 2h15 ou 2h30. C’est le côté plate, je dirais, mais ça reste l’emploi que j’ai toujours voulu. On n’est pas souvent à la maison. Je me compare toujours aux joueurs de hockey qui jouent 41 matchs à la maison. De mon côté, j’habite dans le coin de Montréal alors je suis six soirs à la maison. Ce sont les six soirs qui m’amènent au Centre Bell. Mais on se reprend l’été!»

Que diriez-vous aux jeunes arbitres?

«Je leur dirais de s’amuser. Il faut toujours croire en nos chances pour accéder à son rêve. Et il ne faut pas oublier qu’on ne sait jamais qui est dans les estrades pour nous regarder travailler et ça, je le répète toujours lorsque je donne des conférences ou des formations.

Quelle serait votre plus belle anecdote jusqu’à maintenant?

«Je me souviendrai toujours de mon premier match qui était le 10 octobre 2013, à Pittsburgh. J’ai eu la chance de faire une mise au jeu et Mario Lemieux s’est avancé. J’étais très nerveux.  J’ai dû éjecter Lemieux de la mise au jeu et je lui ai dit : «Monsieur Lemieux, allez à l’aile s’il vous plaît», de façon très polie.»

«Il a bien ri de constater que je parlais français. Je lui ai dit que je venais du Québec moi aussi. Il m’a souhaité bonnes chances et une longue carrière. C’était gentil de sa part.»

Quels sont les joueurs les plus impressionnants?

«Je suis arrivé en même temps que Sidney Crosby alors je dirais qu’il est tout un joueur dans les deux sens de la patinoire. Alexander Ovechkin ne donne pas sa place non plus. Et Connor McDavid qui vient d’arriver est incroyable. J’ai vu un reportage qui demandait de décrire McDavid en un seul mot et Wayne Gretzky a utilisé le mot wow

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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