Gilles Bouchard se plaît à Syracuse

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Par Jonathan Cossette
Gilles Bouchard se plaît à Syracuse
Gilles Bouchard à l'époque où il dirigeait les Huskies de Rouyn-Noranda (LHJMQ). Photo Archives TC Media – Ghyslain Bergeron

Ce n’est pas un secret de polichinelle. L’organisation du Lightning de Tampa Bay, formation de la Ligue nationale de hockey (LNH), a ouvert ses portes à plusieurs Québécois ces dernières années. Elle a poursuivi dans la même lignée, l’été dernier, alors qu’elle a fait place à Benoit Groulx et à Gilles Bouchard dans son personnel d’entraîneurs de son club-école. Pari payant, car le Crunch de Syracuse lutte au premier rang de la Division Nord.

Gilles Bouchard avait donc choisi de délaisser son poste d’entraîneur-chef avec les Huskies de Rouyn-Noranda, actuels meneurs au classement de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Il se dit très satisfait de la première moitié de saison du Crunch.

«Ça va très bien! C’est certain que nous avons eu beaucoup de blessés en début de saison, soit huit ou neuf en même temps. Nos quatre joueurs de centre étaient blessés alors on a transformé Andy Andreoff en centre et il est devenu très important pour nous à cette position. Notre place au classement prouve que tout peut arriver lorsque tu travailles en équipe, tout en gardant les choses simples», confie-t-il.

«On avait amorcé l’année avec 2 victoires en 7 matchs, mais on a enchaîné avec 18 victoires, 3 revers et 2 autres en surtemps. On a encore huit gars de blessé présentement, mais chaque match est un nouvel évènement et les gars savent ce qu’ils ont à faire. Ils connaissent le système et ils savent qu’il faut être prêt et qu’on se doit de travailler fort à chaque soir.»

L’ancien entraîneur-chef de formation a dû s’adapter dans le rôle d’adjoint à Benoit Groulx, un autre pilote qui a connu du succès dans la LHJMQ.

«Je le connaissais, mais nous n’étions jamais allés manger ensemble. On avait souvent parlé au téléphone. Ben (Groulx) a beaucoup de jasette et lorsqu’on s’appelait, on parlait longtemps. On a appris à se connaître et ç’a été une adaptation pour moi. Je dirais qu’il m’a fallu sept ou huit matchs avant de me sentir à l’aise dans mes nouvelles fonctions et pour bien voir comment Benoit fonctionne», explique-t-il.

«Quand ça fait 20 ans que tu es entraîneur-chef et que tu deviens adjoint, ça prend des ajustements et ça va très bien. La complicité va bien et on pense de la même façon au niveau hockey. On a une vision qui se ressemble.»

Les Huskies à l’œil

Ses anciennes amours, les Huskies de Rouyn-Noranda, occupent le premier rang de la LHJMQ et viennent de mettre la main sur un des meilleurs défenseurs du Circuit Courteau en Noah Dobson. On ne pouvait s’empêcher d’effleurer le sujet au passage.

«C’est sûr que je regarde ça du coin de l’œil et ça ne me surprend pas. On avait une bonne équipe l’an dernier et on comptait 11 joueurs de 18 ans. C’était clair, net et précis qu’il s’agirait d’une année importante et on avait un bon groupe de joueurs. Surtout, ce sont presque tous des joueurs repêchés par les Huskies alors ils se connaissent bien, se respectent et travaillent ensemble. En ayant ajouté des bons joueurs à la période des transactions, c’est sûr que les Huskies ont une avance sur tout le monde présentement», témoigne-t-il.

«C’est le fun de voir qu’un petit marché puisse réussir comme ça depuis six ou sept ans. On a eu 30 victoires et plus depuis six ans, alors ça montre que le repêchage est bon et qu’on a de bons recruteurs qui font le travail. C’est ce qui tient une équipe en vie.»

Chose certaine, l’ancien entraîneur-chef des Estacades de Trois-Rivières et des Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ne regrette pas d’avoir choisi de faire le saut dans la Ligue américaine de hockey.

«Je ne suis pas du genre à vouloir revenir en arrière. Je suis un gars qui suit le destin et je me suis amené ici pour m’améliorer comme coach et m’améliorer en anglais, alors c’est une belle expérience. Je suis rendu dans le monde du pro, alors c’est différent. On a des gars de 28 ou 29 ans dans l’équipe et des gars qui ont joué dans la LNH. On apprend à connaître la Ligue américaine et comment ça fonctionne avec l’équipe en haut, alors c’est très intéressant.»

L’été dernier, l’entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville, Dominique Ricard, a lui aussi reçu une offre dans la LNH avec le Canadien de Montréal. Offre qu’il a bien sûr acceptée. Est-ce le prochain objectif de coach Bouchard?

«Mon objectif, c’est de m’améliorer à tous les jours, comme les joueurs. On verra en temps et lieu, car je fais confiance au destin. Si j’ai une chance un jour, c’est certain qu’on va l’analyser», lance-t-il.

«Lorsqu’on est rendu dans Ligue américaine, tous les entraîneurs ont pour objectif de monter dans la Ligue nationale. De mon côté, je fais ce que j’ai à faire et je ne veux pas sauter les étapes. Je n’ai jamais sauté d’étape dans ma vie, ni dans le processus, alors c’est comme ça que je vais continuer de le voir», conclut-il.

 

 

 

 

 

 

 

 

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