Fleuve/Portée /Être: dans la fantasmagorie d’Isabelle Clermont

Photo de Marie-Eve B. Alarie
Par Marie-Eve B. Alarie
Fleuve/Portée /Être: dans la fantasmagorie d’Isabelle Clermont
L'exposition Fleuve/Portée/Être est présentée au Centre d'exposition Raymond-Lasnier. (Photo : Marie-Eve Alarie)

L’artiste multidisciplinaire trifluvienne Isabelle Clermont revient au Centre d’exposition Raymond-Lasnier avec une nouvelle exposition solo intitulée Fleuve/Portée/Être.

Fidèle à elle-même, Isabelle Clermont propose une exposition empreinte de féminité et de douceur et dans laquelle il faut tendre l’oreille, être patient, être attentif. Lorsqu’on s’arrête pour écouter attentivement, on entend les confidences de quelques femmes portant sur la féminité.

Les textures sonores amenées par les confidences, auxquelles se mêlent parfois des sons aquatiques, cohabitent avec la texture de la dentelle, que l’on retrouve à la fois sur les murs qu’en surimpression sur plusieurs œuvres.

«Ça se veut féminin, fragile et empreint de volupté. C’est un gros travail que je présente. Avec la façon dont a été pensé l’éclairage, je voulais donner l’impression d’un rêve ou d’une fantasmagorie. C’est une exposition où il faut prendre le temps. C’est immersif de différentes façons selon l’endroit où l’on se trouve dans la salle», explique Isabelle Clermont.

L’exposition Fleuve/Portée/Être se veut une immersion à travers des fragments de mémoire, de jardin floral et de terre/mer, tout en contemplation.

«J’ai voulu toucher une partie fragile et vulnérable. Le travail de chaque pièce a aussi été très méditatif et j’ai aimé expérimenter, d’une certaine façon, le travail de l’artisan qui gosse une pièce, qui la façonne de ses mains», conclut-elle.

L’exposition est présentée au Centre d’exposition Raymond-Lasnier jusqu’au 15 novembre.

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Aussi au Centre d’exposition Raymond-Lasnier

Le Centre d’exposition Raymond-Lasnier accueille également le projet «Règne le souffle» d’Ito Laïla Le François. L’artiste rimouskoise met de l’avant une certaine symbiose entre la terre et la corporalité par le biais de sculptures mi-humaines mi-animales. Questionnant notre rapport à l’environnement, Ito Laïla Le François aborde les thèmes de la surpêche, l’exploitation forestière et l’agriculture moderne.

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