DPJ: une diminution des signalements, mais…

Par superadmin
DPJ: une diminution des signalements, mais…

La Direction de la protection de la jeunesse Mauricie/Centre-du-Québec a constaté une légère diminution du nombre de signalements qui s’élève à 6619, soit 200 signalements de moins qu’en 2012.

Du nombre de signalements effectués auprès de la DPJ régionale, la négligence et les abus physiques trônent au sommet des principaux motifs pour lesquels un professionnel évalue la situation d’un enfant.

Mais malgré la diminution, la DPJ Mauricie/Centre-du-Québec ne crie pas victoire trop vite, puisque cette diminution n’est pas «significative» et que depuis avril, on remarque un nombre de signalements plus élevé que par les années passées.

«Si on se fie à ce que l’on voit depuis le 1er avril, où on vit une pression de services important, la baisse n’est pas significative pour nous et n’a pas eu d’effet sur le système ici. On remarque que la situation est la même un peu partout depuis avril», indique Sylvie Lacoursière, directrice de la protection de la jeunesse en Mauricie/Centre-du-Québec.

Mme Lacoursière émet quelques hypothèses pour explique cette hausse depuis avril.

«Il est difficile de prévoir les causes et les facteurs, mais on peut penser à l’effritement du tissu social et au fait que les personnes sont plus soucieuses de la situation des enfants, donc signalent davantage.»

La Mauricie/Centre-du-Québec se classe maintenant cinquième dans la liste des régions où l’on compte le plus grand nombre de signalements.

Plus d’adoptions en Mauricie

Autre élément qui ressort du bilan régional: la hausse du nombre d’adoptions qui est passé de 16 à 29.

«C’est en lien direct avec les amendements de la loi de la protection de la jeunesse depuis 2007. La loi est venue baliser davantage les durées d’hébergement en familles d’accueil. Le législateur a voulu influencer l’intervention qu’on allait faire dans les familles d’accueil pour clarifier un projet de vie de l’enfant, l’adoption étant un projet de vie final pour l’enfant. On travaille à y arriver quand le milieu familial n’a pas pu répondre aux besoins de l’enfant», précise Mme Lacoursière.

La DPJ Mauricie/Centre-du-Québec note également une baisse du nombre de placements en famille d’accueil.

Prendre soin de l’enfant

Pour ce 10e bilan annuel, les directeurs de la protection de la jeunesse du Québec souhaitent impliquer l’ensemble de la population à la protection des enfants, afin que Monsieur Madame Tout-le-monde puisse savoir comment rester aux aguets.

«Protéger un enfant, c’est un engagement qui s’incarne au quotidien dans de tout petits gestes. C’est prendre soin de lui de 1001 façons, c’est le mettre à l’abri de la violence, du rejet, de la moquerie, de l’indifférence. C’est veiller à lui faire une place, le reconnaître comme un individu à part entière et sauvegarder en tout temps et en toutes circonstances sa dignité. C’est de s’intéresser à lui, écouter, découvrir ses intérêts, ses passions et ses rêves», rappellent les directeur de la protection de la jeunesse du Québec.

«Chaque individu doit se sentir interpellé par un enfant dans le besoin, l’aider par de petits gestes, l’écouter et quand la situation devient trop difficile, le signaler à la DPJ. De notre côté, on tente de plus en plus de développer des expertises pour des problématiques peu connues par le passé. Par exemple, le trouble d’attachement, l’aliénation parentale, les parents séparés qui se déchirent pour avoir la garde de l’enfant, etc.», ajoute Sylvie Lacoursière.

«Il y a de la négligence partout, pas seulement dans les petits quartiers ou ailleurs au Québec. On en remarque ici aussi des problématiques de parents absents, d’enfants laissés à eux-mêmes, des enfants mal encadrés, qui vivent dans un endroit insalubre ou qui n’ont pas tout ce qu’il faut pour survivre», conclut-elle.

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