Deux food trucks à l’Île St-Quentin cet été

Par marie_eve_alarie
Deux <i>food trucks</i> à l’Île St-Quentin cet été
Les food trucks du Bayou (photo) et de Mello's sont à l'île Saint-Quentin cet été dans le cadre d'un projet-pilote. (Photo : Marie-Eve Alarie)

Depuis quelques semaines déjà, les food trucks de Mello’s et du Bayou sont à l’île Saint-Quentin pour satisfaire l’appétit des visiteurs de l’île dans le cadre d’un tout nouveau projet-pilote.

C’est en effet la première année que l’île -Saint-Quentin accueille des food trucks sur son site.

«Le projet était prévu dans le plan directeur. Ça fait quelque temps que l’équipe y réfléchissait. Ça devait initialement être l’été prochain, mais avec la pandémie et mon arrivée comme directrice générale, j’ai décidé de devancer le projet en voyant qu’on conserverait nos bâtiments fermés, dont le casse-croûte et le bistrot. C’était le temps où jamais de lancer ce projet-pilote », explique Josée-Anne Labrousse, directrice générale de l’île Saint-Quentin.

Au-delà du désir de proposer une offre variée de nourriture aux visiteurs de l’île Saint-Quentin cet été, l’équipe en place souhaitait aussi que cette offre soit en cohérence avec la clientèle et les valeurs de l’île.

« C’était important que les restaurateurs nous montrent les menus, les ingrédients et leurs fournisseurs pour qu’on mette de l’avant des produits locaux. On a un côté très plein air et on a aussi envie de parler des saines habitudes de vie. Au final, les deux offres sont très différentes et complémentaires. J’en suis très fière », ajoute Mme Labrousse.

Mello’s, mené par deux jeunes du -Cégep de Trois-Rivières, propose des brochettes de fruits et de guimauve trempées dans le chocolat, des cafés glacés et du bubble tea. « Ils ont des fournisseurs de Nicolet, entre autres. Le thé vient d’Urbanithé et le café est celui du -Torréfacteur. Ils ont une belle volonté d’utiliser des produits d’ici », précise Mme Labrousse.

De son côté, Le Bayou propose un menu varié dans lequel on retrouve également des produits de leur propre jardin, ainsi que d’autres fournisseurs répartis à travers la région.

Pour l’instant, ce sont les deux restaurateurs qui avaient montré de l’intérêt à participer à ce projet pilote cet été. Un autre a pris les informations en précisant qu’il regarderait cela davantage pour l’été 2022. Il faut dire que la pénurie de -main-d’œuvre complique la vie de nombreux restaurateurs cet été.

« Ce n’est pas tout le monde qui avait déjà les installations nécessaires pour un food truck, remarque Josée-Anne Labrousse. On a une grande sensibilité face à la situation particulière qu’ils vivent cet été. On ne voulait pas trop leur mettre de pression concernant leur présence. Ils sont là un minimum de 25 à 30 heures par semaine. »

« Le projet pilote a aussi pour but de voir comment on peut s’améliorer et construire sur des bases pour l’année prochaine. L’objectif est que la présence de food trucks soit récurrente et que l’offre alimentaire soit diversifiée », indique-t-elle.

Dès l’an prochain, elle souhaite accueillir trois food trucks sur l’île. « Il faut y aller petit à petit. C’est aussi important de préserver le terrain de l’île, de même que stabilité dans l’offre. Avec nos concessions fermées cet été, ce qu’ils ont à offrir à la clientèle est plus intéressant que ce que l’on pouvait offrir. Pour les restaurateurs et l’économie locale, c’est un partenariat intéressant et la clientèle est aussi gagnante avec une offre intéressante. »

La main-d’oeuvre manque

À l’instar de nombreuses autres organisations, l’équipe de l’île Saint-Quentin peine à recruter un nombre suffisant d’employés pour effectuer les différentes tâches cet été.

«On vit fort la pénurie de main-d’oeuvre, concède Josée-Anne Labrousse. On a tous les sauveteurs nécessaires et on a été extrêmement chanceux d’arriver à recruter tous nos animateurs de camp de jour, mais il nous manque des gens à l’entretien, à la billetterie, etc. »

Mme Labrousse raconte avoir embauché quatre personnes qui ne se sont finalement jamais présentées à leur première journée de travail.

«Je fais 100 % confiance à mon équipe en place, mais il m’en manque. On est environ 20 en comptant les animateurs du camp de jour, mais on devrait être 10 de plus », note-t-elle en invitant les personnes à la recherche d’un emploi d’envoyer leur CV à l’île -Saint-Quentin.

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