Des places en garderie réclamées pour permettre la relance économique

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Par Audrey Leblanc
Des places en garderie réclamées pour permettre la relance économique
Mobilisation citoyenne pour réclamer plus de places en garderie. (Photo : Marie-Ève Alarie)

Les membres de la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) se sont mobilisés aujourd’hui, au parc portuaire de Trois-Rivières, pour réclamer la création de places en garderie afin de permettre à plus de femmes de contribuer à la relance économique.

La TCMFM explique, qu’en raison du manque de places, de nombreuses familles sont privées depuis de longs mois du revenu d’un des deux parents, souvent celui de la mère. Parmi ces femmes, la TCMFM soutient que plusieurs travaillent dans un service essentiel et aimeraient pouvoir aider leurs collègues qui sont épuisés. L’organisme estime qu’il faut que le plan de relance économique du gouvernement comprenne des mesures pour permettre aux femmes de retourner au travail.

«On a commencé à chercher une place en garderie pendant la grossesse. Au fur et à mesure que mon congé de maternité s’écoulait et qu’on voyait la date de retour au travail prévue arriver et qu’on ne trouvait pas de place, notre niveau d’angoisse a monté énormément. Malgré tout ça, on n’a pas réussi à trouver de place et les prestations du RQAP se sont terminées en décembre. Depuis le mois de décembre, je n’ai donc plus de revenu», témoigne Karine Lord.

«On a un seul revenu à la maison, celui de mon conjoint, ajoute cette dernière. Financièrement, c’est très difficile. Ce qui est angoissant aussi pour moi, c’est que je n’ai plus aucune autonomie financière. Je suis complètement dépendante financièrement de mon conjoint. On continue de chercher, mais il n’y a pas de place. Quand il y en a une, elle s’envole à la vitesse de l’éclair. On ne sait pas combien de temps ça va durer. Il devrait y avoir des places pour chaque enfant qui en a besoin, un peu comme il y a des places à l’école pour chaque enfant. On ne devrait pas avoir à choisir entre fonder une famille et travailler. On est vraiment mal pris, on est angoissé, on ne sait plus quoi faire. On a besoin d’aide.»

Mme Lord n’est pas la seule à vivre cette situation. Vendredi midi, des dizaines de parents sensibles à la cause étaient réunis en bordure du fleuve pour dénoncer le manque de places en garderie.

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