Des négociations qui avancent lentement

Par Sylvie Branch

L’employeur et le parti syndical de Cascades Lupel sont présentement en conciliation. Une trentaine d’employés ont manifesté leur mécontentement, ce midi, face à la lenteur des négociations.

«On voit leur esprit de solidarité, mais on est inquiet pour les emplois des syndiquées quand ils manifestent sur la place publique. On sait tous que le marché est difficile présentement et qu’il ne faut pas laisser la place à nos compétiteurs», soutient Denis Berthiaume, directeur de l’usine.

Depuis maintenant 14 mois, les quelque 40 employés de l’usine du secteur Cap-de-la-Madeleine sont sans contrats de travail. À la fin du mois de janvier 2010, le syndicat et l’employeur ont fait appel à un conciliateur, les démarches sont toujours en cours. «Nous on demande de garder au minimum nos acquis. En 10 ans, Cascades a fait des profits de près de 50 millions de dollars. On comprend mal pourquoi ils veulent couper dans nos conditions de travail», explique Marc Provencher, un syndiqué chez Cascades Lupel. Même sentiment d’incompréhension pour ses collègues qui affirment ne pas vouloir plus que les acquis. Selon eux, l’employeur veut donner moins de journées flottantes, imposer des restrictions en ce qui concerne les vacances et l’option d’augmenter le salaire ne serait pas envisageable. «Dans la vie tu ne vas pas à reculons, tu vas de l’avant. Nous ce qu’on veut c’est signer un contrat de travail et non aller en grève», laisse entendre Alain Nault, un travailleur qui a 31 ans d’anciennetés. Depuis l’été dernier, les employés ont en leur possession un droit de grève, mais ils affirment tous ne pas vouloir se rendre jusque-là et veulent en arriver à une entente. L’employeur et le syndicat doivent se rencontrer jeudi. «On mise beaucoup sur la rencontre de demain. Jusqu’à maintenant, ça n’a pas bougé autant qu’on aurait voulu, mais on espère signer le contrat prochainement», explique Yvon Delisle, coordonnateur et conseiller syndical au soutien et maintien.

Du côté patronal, M. Berthiaume affirme souhaiter qu’une entente se fasse le plus rapidement possible, tout en indiquant que la situation du marché des endos de prélart est difficile: «Depuis les 10 dernières années, le volume du principal client a chuté de 20 000 tonnes à moins de 5 000 tonnes. La majorité de nos clients viennent des États-Unis, il faut donc faire attention à la compétition».

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S'inscrire  
Notifier de