Des jeux d’évasion en réalité virtuelle

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Par Audrey Leblanc
Des jeux d’évasion en réalité virtuelle
Daniel Phaneuf, propriétaire du Laser Plus Trois-Rivières. (Photo : Audrey Leblanc)

L’entreprise Laser Plus de Trois-Rivières a profité de la pause forcée des dernières semaines pour diversifier son offre. Elle propose désormais des jeux d’évasion en réalité virtuelle.

«Les jeux d’évasion sont tendance depuis quelques années et ce qu’on offre, c’est un peu l’évolution de ça, explique le propriétaire, Daniel Phaneuf. C’est de la réalité virtuelle, mais en jeu d’évasion. Au lieu d’être dans un espace défini comme c’est le cas dans un jeu d’évasion traditionnel, on n’a aucune limite. Par exemple, dans un des scénarios, il faut désactiver un missile nucléaire qui est sur le toit d’un édifice. On peut se promener autant à l’intérieur qu’à extérieur.»

En équipe de deux à six personnes, les joueurs sont tous munis d’un casque et de manettes. L’endroit a été aménagé afin de respecter les règles sanitaires. «C’est comme une console de jeux vidéo, précise M. Phaneuf. Le but du jeu, ce n’est pas de bouger avec les pieds, mais de bouger avec les manettes. Le premier réflexe qu’on a quand on embarque dans un jeu de réalité virtuelle, c’est de bouger physiquement. Ça demande un peu d’adaptation au début.»

Pour aider les participants, il y a un tutoriel avant d’amorcer le jeu, ce qui leur permet de se familiariser avec l’environnement et le matériel. «Ce n’est pas difficile. Après quelques minutes, on devient à l’aise, soutient M. Phaneuf. Dans le jeu, on se voit et on voit les mains des autres joueurs. C’est plus facile pour se donner des indications.»

Également propriétaire d’une succursale à Sherbrooke, ce dernier a pu y constater l’engouement pour le produit. «Ça fonctionne très bien là-bas, alors je m’attends à une bonne réponse des gens d’ici. On a près d’une dizaine de scénarios différents, dont trois faits par Ubisoft, qui sont très beaux et stimulants graphiquement parlant.»

Dix stations

À Trois-Rivières, tout était en place et prêt à accueillir les clients depuis déjà plusieurs jours. Il ne manquait que l’autorisation de la Santé publique. Celle-ci étant arrivée récemment, l’entreprise a pu ouvrir ses portes au public le 13 novembre.

«J’ai dix stations, on peut facilement accueillir deux à trois groupes, selon la taille des groupes, ajoute-t-il. Chaque joueur est dans un cubicule et n’a pas à se déplacer pendant le jeu. Tout est mis en place pour respecter les règles.»

M. Phaneuf a commencé à travailler sur le projet pour sa succursale de Trois-Rivières au mois de juin. En voyant les revenus baissés, il a pris la décision d’ajouter ce divertissement à son offre. «Je pense que c’est une bonne décision à long terme. Un jour, la vie va reprendre son cours normal», conclut-il

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