Découverte d’un homme mort sur le terrain de la SQ : pas d’accusation contre les policiers

Par Rédaction Hebdo Journal
Découverte d’un homme mort sur le terrain de la SQ : pas d’accusation contre les policiers
(Photo : archives)

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ne poursuivra pas la Sûreté du Québec à la suite de l’examen du rapport produit par le Bureau des enquêtes (BEI) en lien avec le décès constaté d’un homme sur les terrains de la SQ le 31 juillet 2018.

Le DPCP conclut que l’analyse de la preuve ne révèle pas la commission d’une infraction criminelle par les policiers de la SQ.

Le 31 juillet 2018, vers 7 h 30, une agente qui arrive en voiture dans le stationnement arrière du quartier général de la SQ de Trois-Rivières fait la découverte du corps de l’homme qui est assis dans le siège du conducteur de sa voiture. Le corps est déjà en état de putréfaction. L’arme ayant servi à l’homme pour s’enlever la vie, de même que la douille vide, sont retrouvées à proximité du corps.

Le rapport d’autopsie conclut que le décès est attribuable à un traumatisme crânio-cérébral secondaire à une décharge d’arme à feu tirée au front à bout touchant ou presque. Aucun autre signe de traumatisme n’est visible sur le corps de l’homme. Le rapport d’expertise en balistique conclut que la douille retrouvée dans le véhicule de l’homme fut percutée par le pistolet également retrouvé dans le véhicule.

L’homme s’était déjà présenté à plusieurs reprises au quartier général de la SQ à Trois-Rivières, dans les semaines précédant le drame pour se plaindre d’être suivi dans des gens à bord de véhicules.

Les agents se sont renseigné sur sa santé mentale et sa prise de médication, mais à chaque fois que ce sujet était abordé, l’homme s’offusquait et insistait pour dire qu’il n’était pas malade. Il indiquait aussi n’avoir aucun problème avec qui que ce soit et n’avoir aucun autre problème de consommation ou de jeu.

Les policiers l’ont invité à prendre en note les numéros de plaque et la description de véhicules suspects. À chacune de ses visites, les policiers s’assuraient de faire le suivi auprès de l’homme et lui ont suggéré d’obtenir de l’aide de l’hôpital ou d’un CLSC.

Le 23 juillet, un agent s’est rendu au domicile de l’homme pour lui signifier une copie d’un avis d’audition du 27 juillet 2018 pour une demande d’ordonnance d’interdiction préventive de possession d’armes. L’homme affirme comprendre la démarche et la raison qui la sous-tend. Il dit qu’il n’a pas l’intention de se procurer une arme à feu, mais bien une tige ou un couteau pour se défendre le cas échéant.

Le 28 juillet 2018, l’homme a rencontré son voisin et lui a annoncé qu’il ne le reverrait pas pendant un certain temps puisqu’il devait subir une opération chirurgicale à l’hôpital. Il lui a alors laissé les clés de son domicile.

La preuve au dossier révèle que les policiers ont fait tout ce qui était possible pour eux de faire pour aider l’homme dans ses démarches. Bien qu’il semblait souffrir de paranoïa, rien ne permettait aux policiers d’amener de force l’homme à consulter à l’hôpital.

L’ensemble de la preuve est à l’effet que les policiers impliqués n’ont aucunement contribué au décès de l’homme. Rien ne pouvait laisser présager aux policiers qu’il était suicidaire ni qu’il présentait un danger. Il n’y a rien dans la conduite des policiers impliqués qui soit de nature à engager leur responsabilité criminelle.

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