De la science-fiction avec une twist féminine

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Par Marie-Eve B. Alarie
De la science-fiction avec une twist féminine
Le premier roman de Roxane Hamel, «Le projet Darkemo», est disponible en version papier et numérique sur Amazon. (Photo : Marie-Eve Alarie)

C’est dans un univers post-apocalyptique que nous entraîne la Trifluvienne Roxane Hamel dans son tout premier roman intitulé Le Projet Darkemo.

«J’ai commencé à écrire à mon adolescence. J’allais avec ma grand-mère à des cours d’écriture. J’étais la seule jeune de la place parmi des gens dans la soixantaine!», se remémore-t-elle.

Pour la passionnée de science-fiction et de littérature fantastique depuis son adolescence, il allait de soi de s’aventurer vers la science-fiction pour  ce tout premier roman qui aura demandé quatre ans de travail.

On y retrouve le colonel Hardy qui débarque en trombe dans le salon d’Anna, née dans l’abri souterrain construit par ses parents survivalistes. Sa famille et elle se retrouveront confinées à nouveau dans un bunker avec ce qu’il reste de leur peuple sur la planète Zyron. Cependant, sur place, le sénateur Lewis, leader charismatique du bunker, se présente en sauveur malgré les pannes d’électricité fréquentes et le manque de nourriture.

Mais surtout, il semble cacher des choses à la communauté confinée. Anna en vient à se rebeller et, malgré elle, à devenir le visage d’une insurrection.

«C’était important pour moi de mettre de l’avant un personnage féminin fort, qui ne serait pas une victime. C’est un souci que j’ai, surtout que la plupart du temps, en science-fiction, le personnage principal est souvent un homme. Ce sont aussi généralement des univers très masculins. C’est donc la femme qui dirige, contrôle et qui mène la rébellion», explique Roxane Hamel.

Contrairement à d’autres romans qui se déroulent dans un univers post-apocalyptique, Le Projet Darkemo s’adresse surtout à un public adulte, plutôt qu’adolescent.

«Je souhaitais écrire une histoire qui capterait l’attention d’une femme de mon âge, donc les adultes. C’est vraiment de la science-fiction, mais avec une twist féminine», ajoute-t-elle.

Roxane Hamel a misé sur l’autoédition avec Amazon pour publier ce roman. «En autoédition, ça nous permet de prendre le contrôle de A à Z du produit. Ça a fait ressortir mon petit côté entrepreneur. De mon côté, je me suis entourée d’un groupe de lecteurs et j’ai fait affaire avec Émilie Léger pour l’illustration de la couverture. L’autoédition est très forte aux États-Unis. Ce serait à développer davantage au Canada, surtout que les maisons d’édition refusent beaucoup de manuscrits, entre autres parce qu’elles ont des lignes éditoriales à suivre. Et au Québec, il y a peu d’éditeurs dédiés à la science-fiction», explique-t-elle.

Le roman est maintenant en traduction dans la langue de Shakespeare. Roxane Hamel souhaiterait le lancer aux États-Unis en 2021.

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Marie-Andrée Denis
Marie-Andrée Denis
7 jours

Bravo Roxane! Très peu de femmes s’aventurent dans ce genre de littérature. J’ai hâte de te lire! Est-ce qu’on trouve ton livre à la librairie Poirier?