Vivre “l’effet culture” tout l’été à Trois-Rivières
Pour la saison estivale 2026, Culture Trois-Rivières propose une programmation en trois temps: faire rire et surprendre, nourrir sa curiosité et se permettre de ralentir la cadence.
“On veut faire vivre l’effet culture aux gens. L’effet culture, c’est cette empreinte qui reste en nous après avoir vu un spectacle, visité une exposition. C’est autour de cette empreinte qu’on a développé nos trois grandes thématiques. Je pense qu’un monde sans culture, c’est un monde qui est gris, qui est carré, où il n’y a pas de joie de vivre, pas de beauté. On s’est demandé quoi faire pour ressentir, pour ralentir, pour découvrir, apprendre, éveiller la curiosité, pour rire aussi”, souligne Valérie Bourgeois, directrice générale de Culture Trois-Rivières.
Encore plusieurs humoristes seront de passage à la salle Anaïs-Allard-Rousseau de la Maison de la culture pour présenter leur spectacle. C’est le cas de Phil Roy, Jo Cormier, Richardson Zéphir, Patrick Groulx, Arnaud Soly, Charles Brunet, Martin Perizzolo et Michelle Desrochers. À cela s’ajoute aussi la programmation de TRIP – Festival d’humour de Trois-Rivières, coproduit avec l’Amphithéâtre Cogeco, qui aura lieu du 4 au 6 septembre.
Une innovation technologique
Le musée Boréalis innove cet été avec la nouvelle expérience interactive Votre parcours, votre histoire. Cette proposition viendra enrichir le parcours de visite de l’exposition permanente Transformations et celui du Manoir Boucher de Niverville, alors que des personnages propulsés par l’intelligence artificielle (IA) feront découvrir les lieux autrement à travers échanges et anecdotes.
“Ça permet d’avoir un parcours qui sera personnalisé pour chaque visiteur qui désire en faire l’expérience. Ce sont eux qui vont choisir. Voudront-ils un bûcheron, un draveur, une femme qui travaille en usine? Ou encore Joseph-Claude Boucher de Niverville si c’est au Manoir? On pourrait faire la visite huit ou dix fois et chaque fois, ce serait différent parce que c’est toujours un nouveau regard qui est proposé”, explique Mme Bourgeois.
Cette proposition ne viendra pas remplacer les visites guidées, qui demeurent incontournables, précise-t-elle.
“L’aspect humain est au cœur de Boréalis et du Manoir Boucher de Niverville. C’est vraiment un complément qu’on voulait tester. Je pense que l’IA est un incontournable dans plusieurs sphères de notre vie. Je pense que plus tôt on l’apprivoise, mieux on pourra trouver des façons intéressantes de la faire développer. L’IA doit être au service de ce que l’on veut véhiculer comme message et ce qu’on veut faire vivre comme expérience. C’est un véhicule pour arriver à notre destination.”
Il sera possible de poser des questions à l’intelligence artificielle sur des éléments de la visite pour obtenir plus de détails. L’IA pourra même adapter son niveau de langage pour se faire mieux comprendre des enfants, par exemple. Des casques d’écoute seront également prêtés aux visiteurs.
Des coups de cœur de retour
Culture Trois-Rivières s’est aussi permis de ramener des activités coup de coeur du public en 2025. Ainsi, l’exposition Archéologie et enquêtes criminelles sera de retour pour un deuxième été au Manoir Boucher de Niverville, du 1er juin au 29 août. Cette plongée dans l’univers des bioarchéologues, qui avait connu un beau succès l’été dernier, sera bonifiée par deux activités. Le 18 juillet, l’atelier Fabrication de projectile en pierre polie proposera une incursion dans ce savoir-faire ancestral, tandis que le 8 août, l’activité Archéologue d’un jour invitera petits et grands à participer à de véritables micro-ateliers animés par une archéologue locale.
Autre retour: le court-métrage en réalité virtuelle Ma belle Saint-Maurice qui sera proposé aux visiteurs du musée Boréalis, tout comme les incontournables soirées Jazz et cie sur la terrasse de Boréalis.
“Avant, on avait tellement l’impression de toujours devoir avoir des nouveautés qu’on se pilait dessus et qu’on présentait une nouvelle exposition rapidement. Là, on se donne le loisir de dire que des expositions ou des projets ont encore du potentiel après une saison estivale, mentionne Valérie Bourgeois. C’est aussi d’écouter le public qui nous le demandait, des gens qui nous disaient qu’ils avaient manqué de temps pour visiter une exposition. Archéologie et enquêtes criminelles et Ma belle Saint-Maurice sont ce type de proposition qui vaut la peine d’être présentée un été de plus. On a un bel équilibre entre des classiques, des nouveautés et des coups de cœur du public.”
La culture près de chez soi
Des activités culturelles prendront d’assaut le territoire de Trois-Rivières d’est en ouest.
Dès juin, Le Bestiaire des Cyclodermistes de Sylvain Longpré investira l’avenue des Draveurs, dans le secteur Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Réalisées à partir de vélos usagés récupérés, ces étonnantes créatures sculpturales mi-organiques, mi-mécaniques brouilleront les frontières entre objet, nature et imaginaire collectif.
Les 11 et 12 juillet, le parc Jean-Guy-Talbot accueillera Broche à foin, un spectacle itinérant immersif du Cirque Alfonse qui marie arts du cirque, musique traditionnelle, patrimoine québécois et participation du public.
Le 1er août, le théâtre prendra aussi l’air avec Caisse 606, présenté au parc Lambert. Dans cette proposition familiale de théâtre d’objets de La Fille du Laitier, deux caissières s’évadent de leur quotidien à travers un univers fantaisiste où les objets prennent vie, révélant leurs désirs de liberté et d’évasion.
Également, le 23 août, Impressions, une performance des artistes Guillaume Massicotte et Fontaine Leriche, prendra forme en direct au parc Jean-Guy-Talbot dans une ambiance légère mêlant sérigraphie, collage, dessin, musique et improvisation, tandis que le 29 août, Avatarium d’Ample Man Danse prendra vie au Jardin des Ursulines dans une proposition in situ nourrie de rencontres citoyennes, où danse, mémoire collective et territoire se rencontreront.
Dès juin, au parc Antoine-Gauthier,, Îles Jardins / Tisser le vivant de Geneviève Baril proposera une intervention sculpturale inspirée du paysage, habillée d’éléments végétaux directement cueillis sur le site afin d’offrir un espace de pause tourné vers le fleuve.
Dans les vitrines de la librairie L’Exèdre sur le boulevard du Saint-Maurice, Entre les lignes de Roxane Campeau mettra en valeur le territoire d’ici en représentant des vues aériennes de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint-Laurent. Conçue à partir d’images imprimées sur aluminium, cette intervention artistique temporaire sous forme de triptyque présentera une série de mosaïques créées à partir de différents matériaux.
La Tendresse Sauvage de Les Chemins errants clôturera la saison le 19 septembre au parc des Ormeaux avec un parcours théâtral intime destiné aux tout-petits et à leurs parents, au croisement de la poésie, du théâtre de matières et de l’écologie sonore.
Autres activités en rafale
- Exposition Sur toute la ligne – Mémoire ouvrière, du 2 juillet au 5 septembre à Boréalis qui fait découvrir au public l’évolution du travail en usine et des chaînes de montage chez Bombardier et BRP à travers les souvenirs de travailleurs et travailleuses;
- Récits de berges: une marche à travers le temps les 12 et 19 juillet à l’île Saint-Quentin, alors que le passé reprendra vie à travers le paysage grâce à des visionneuses historiques;
- Contes inédits sur la rivière les 4 et 5 septembre. Jean-Philippe Marcotte prendra place sur l’eau avec cette expérience singulière à bord d’un bateau électrique où histoires et territoire se rencontreront au fil de la navigation;
- Exposition L’abyme 2 de Louis-Philippe Rondeau, présentée au 11 juillet au 20 septembre à l’Espace Pauline-Julien dans le cadre de la Biennale nationale de sculpture contemporaine, qui intègre les visiteurs à un flux visuel inspiré des mécanismes des médias sociaux afin de questionner notre rapport aux images, aux algorithmes et aux univers numériques qui façonnent le quotidien.
La programmation estivale complète est disponible au www.culture3r.com.
