Une nouvelle directrice et un projet d’envergure à la Galerie d’art du Parc
La nouvelle directrice générale et artistique de la Galerie d’art du Parc, Louise Nicolas, déborde d’idées pour mettre en valeur le lieu et améliorer sa visibilité. L’un de ces projets proposera une plongée artistique dans l’histoire du Manoir de Tonnancour, où se trouve la galerie d’art.
Avec ce projet, Louise Nicolas souhaite mélanger l’histoire et le numérique. Ainsi, le projet prendra la forme d’un parcours immersif qui redonnera vie à l’histoire du Manoir de Tonnancour par des personnages, des récits et des créations numériques.
“Ce parcours sera composé de bornes et se voudra une sorte de jeu d’évasion accessible. On abordera la présence autochtone et les usages successifs du lieu. À la base, ce projet vient du désir de revalorisation patrimoniale et historique du bâtiment, tout en sortant des sentiers battus. On dispose de beaucoup de panneaux d’interprétation, mais ils sont un peu datés. Là, on voulait vraiment intégrer du numérique”, explique Louise Nicolas, directrice générale et artistique de la Galerie d’art du Parc.
On devrait retrouver trois bornes interactives. L’objectif est que l’expérience culmine au grenier de la Galerie d’art du Parc. “C’est un espace qui est sous-exploité. On aimerait y avoir une expérience sonore immersive qui permettrait de rentrer dans l’histoire du lieu de façon ludique et artistique”, ajoute-t-elle.
La première phase de déploiement est prévue au printemps 2026, tandis que la deuxième phase suivra en octobre ou novembre 2027.
Une place importante aux artistes émergents
Arrivée dans ses nouvelles fonctions en mai, Louise Nicolas détient un baccalauréat en scénographie de l’université Concordia. Avant de venir s’établir en Mauricie, elle a œuvré au sein de l’équipe de la Maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce-Monkland, à Montréal.
À la Galerie d’art du Parc, elle a auparavant œuvré à la médiation culturelle de janvier à mai 2025.
“La Galerie d’art du Parc est un super beau lieu qui mélange à la fois le patrimoine et les arts. Quand j’ai vu passer le mandat, j’ai tout de suite voulu plonger pour aider la Galerie à continuer ses actions sur le terrain des artistes émergents. C’était l’un de nos mandats à la base et j’avais envie de relever ce défi”, raconte Louise Nicolas.
Il faut dire que pour un artiste émergent, exposer dans une galerie d’art reconnue représente une étape importante dans une carrière. “Dans le cas de la Galerie d’art du Parc en particulier, ça les met face à des défis structuraux parce qu’il s’agit d’un lieu patrimonial. On a des contraintes d’installation à respecter. Pour les artistes de la relève, c’est une occasion de découvrir de nouvelles façons de travailler artistiquement à même le lieu”, explique-t-elle.
Un nouveau partenariat a aussi été mis en place avec l’Association des Programmes en Arts de l’Université du Québec à Trois-Rivières afin que les étudiants puissent disposer d’une plateforme d’exposition dans l’espace d’accueil de la galerie d’art. Cela permettra d’y présenter des œuvres d’artistes émergents encore à l’université. “C’est une première expérience à mettre sur leur CV que d’avoir une oeuvre exposée dans cet espace public”, note Louise Nicolas.
Celle-ci se donne également comme mandat d’améliorer la visibilité de la galerie d’art, consolider le soutien aux artistes et valoriser et renforcer la médiation culturelle. Elle veut aussi continuer à mettre de l’avant le travail d’artistes de la région. D’ailleurs, l’artistique Trifluvien Alex P. y présentera sa nouvelle exposition L’allégorie des placards.
La nouvelle directrice générale et artistique montre aussi une sensibilité aux enjeux d’inclusion et un intérêt marqué pour l’écoresponsabilité. La gestion durable du lieu et des ressources pour les années à venir revêtent également une importance particulière pour Mme Nicolas.
Deux exposition en cours
Jusqu’au 7 décembre, la Galerie d’art du Parc présent les expositions Et si la vérité en cachait une autre de Jacinthe Baribeau et Si terne citerne de Simon Courchesne.
Simon Courchesne explore la traversée du deuil parental. À l’aide de son personnage d’homme-citerne, un être tiré de la mythologie personnelle de l’artiste, l’artiste invite le visiteur à explorer les différentes facettes de ce sujet difficile avec un certain ludisme.
Quant à elle, Jacinthe Baribeau propose un questionnement sur l’objet. Présentée sous forme d’inventaire, l’exposition présente un parcours narratif où les objets, fragmentés ou excessivement répétés, sont teintés par la mémoire et l’histoire. L’artiste dévie des objets de leur usage courant vers une nouvelle trajectoire, les faisant passer par une ambiguïté qui met en lumière des situations environnementales et sociales préoccupantes.
