Sarah Toussaint-Léveillé signe La Mal Lunée

Ça a pris du temps à Sarah Toussaint-Léveillé pour assumer qu’elle fait maintenant partie de l’industrie de la musique.

«J’ai toujours su que je graviterais dans le milieu artistique, confie la fille de l’humoriste François Léveillée, mais j’ai beaucoup de projets. J’adore le cinéma, j’aimerais avoir des projets de courts-métrages. J’ai aussi fait du théâtre plus jeune… C’est peut-être pour ça que j’avais peur de seulement plonger dans la musique, comme j’avais un pied un peu partout.»

Son premier album La Mal Lunée, lancé au début du mois d’octobre, représente les débuts en musique de la jeune auteure-compositrice-interprète, surtout que toutes les pièces de l’album ont été écrites lorsqu’elle était âgée entre 15 et 20 ans.

Sarah Toussaint-Léveillé fait dans le fictif. Qu’on ne s’attende pas à retrouver une inspiration autobiographique dans La Mal Lunée.

«Il y a tout de même une vulnérabilité dans les personnages. J’apprends beaucoup en regardant les autres. Je pense qu’il faut s’intéresser au monde autour de soi. Il y a plusieurs thématiques que j’aimerais aborder. Par exemple, j’ai assisté à l’accouchement d’une amie. C’était tellement beau, mais c’est si dur de trouver les bons mots pour transformer quelque chose de réel comme un accouchement en quelque chose de plus nébuleux», souligne-t-elle,

Difficile de décrire sa musique en un seul style. Sarah le concède: elle adore explorer des sonorités différentes, de Jalousie teintée d’accents reggae à Petite Sœur qui se rapproche de la pop de Cœur de Pirate.

«C’était dans des moments de ma vie où je ne me posais pas de questions. Je regarde ce premier album comme un enfant: je vois qu’il marche croche à certains endroits, mais qu’il se replace par après. J’ai vu l’évolution dans mon écriture depuis, car j’écris beaucoup. Ça fait longtemps que j’accumule de nouvelles chansons, mais j’avais envie de passer par là, J’avais envie de boucler la boucle», indique Sarah.

«C’est une entrée en matière, un premier terrain de jeu. C’est une partie de moi que je regarde comme un enfant», ajoute-t-elle.

L’importance de «triper»

C’est probablement grâce à sa participation à Cégeps en spectacle en 2008 que Sarah œuvre dans le monde de la musique aujourd’hui.

À sa première participation, elle a remporté la finale nationale grâce à deux chansons. Elle en est ressortie avec une formation d’écriture au Festival de Petite Vallée et une participation aux Jeux de la Francophonie canadienne.

Et dans tout ça, Sarah Toussaint-Léveillé se laisse bercer par la spontanéité.

«Je trouve ça bien de ne pas m’être posé trop de questions pour l’album. Il aurait été moins spontané. C’est important pour moi de triper dans ce que je fais. J’écoute tellement de musique! Je m’intéresse beaucoup aux rythmes. Je pense qu’il faut garder cette curiosité musicale comme chanteur et musicien. Je joue beaucoup avec mes blocages. C’est comme ça que j’ai commencé à faire de la scène», commente-t-elle.

Une tournée à travers le Québec est en cours de préparation. Un arrêt est prévu à Trois-Rivières. La formule du spectacle est encore à l’étape de l’ébauche.

 

Envie de découvrir les chansons de «La Mal Lunée»? Rendez-vous au sarahtl.com.

En bonus sur Youtube, trois «Clips boboches».