FestiVoix: MR.82, un groupe heavy metal électro qui chante en français
Ce soir, le FestiVoix nous fait découvrir un groupe dont les membres proviennent d’une autre planète. Vous pensez à Angine de poitrine, mais tendez plutôt l’oreille vers MR.82, qui se définit comme un groupe de synthwave énumérateur dont les textes des chansons oscillent entre l’humour douteux et la grivoiserie assumée. Un groupe unique en son genre qui mise sur la nostalgie et qui chante en français.
Le chanteur du groupe, MR.87, convient que le style musical de la formation n’est pas facile à résumer en un seul mot.
“Le style, c’est assez vaste. Un: on fait de la musique en français. C’est rock, heavy metal, électro. Un pont entre Plastic Bertrand et Rammstein. Tout ça, c’est humoristique. L’humour, c’est la base du projet. Sur papier, on dit que c’est du synthwave énumératif parce qu’en gros, les personnages sont des cyborgs et des robots qui viennent d’une autre planète. Les paroles sont souvent des énumérations. Il va y avoir un thème dans la chanson, mais il va y avoir au moins une énumération par chanson. Un robot qui a le piton collé, mettons.”
L’humour qu’on retrouve dans les chansons peut être audacieux et la nostalgie occupe une grande place dans l’ADN du groupe.
“Le nom nous ramène directement aux années 80, ça fait qu’on joue beaucoup avec la nostalgie. On ne s’arrête pas seulement aux années 80. On a des nouvelles chansons qui s’en viennent qui vont toucher un peu au début des années 90 aussi.”
Le choix de chanter en français s’est fait tout naturellement et il apporte une singularité au groupe.
“En effet, il n’y en a pas beaucoup qui le font, mais il y en a de plus en plus, par exemple. Je pense que ça nous aide beaucoup à aller chercher une proximité. L’histoire du groupe en tant que cyborgs d’une autre planète, on est arrivé ici et on essaie de s’approprier les coutumes et le langage des Québécois. Si on parle de ce que les Québécois ont vécu dans les 40 dernières années, c’est sûr qu’il faut le conter en français.”
Un projet de pandémie
En 2020, le chanteur, MR.87, et le guitariste, MR.81, habitaient en colocation. Ils ont voulu passer le temps en créant des chansons humoristiques qu’ils ont partagées sur le web.
“On s’est mis à écrire des chansons qui n’avaient aucun sens. On a juste lancé ça sur YouTube et c’est devenu viral. On ne s’attendait vraiment pas à ça. Pour nous, c’était comme un petit projet personnel niaiseux, mais ça a pris de l’ampleur qu’on ne pensait pas. On n’était même pas un vrai groupe. À vrai dire, on était juste deux gars un peu sur la brosse à la maison qui ont fait des chansons.”
Ils se sont fait tirer l’oreille pour amener leur musique sur scène.
“On avait déjà choisi le nom ”Monsieur 82” juste parce que ça rimait. On trouvait que ça marchait. Et on se faisait harceler pour faire des shows. On ne peut pas faire de shows: on est un guitariste et un chanteur! Jusqu’à ce que Mononc’ Serge nous appelle et qu’il nous demande de faire sa première partie pour son show de Noël aux Foufounes électriques. On devait monter un band parce que là, on était en train de cracher sur des opportunités. Donc, on a appelé des vieux chums, MR.81 Junior qui est à la basse et MR.79 qui est à la batterie. Les quatre gars, ça fait au-dessus de 30 ans qu’on fait de la musique dans d’autres projets, Reanimator, Anonymous, les autres ont joué dans des bands, Minds, No Real Heroes.”
Ils n’ont jamais regretté d’avoir accepté cette invitation.
“On capotait. Ça a été notre premier spectacle en tant que MR.82. Tous les gars, ça faisait des années qu’on faisait de la musique. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu un trac d’avant-show. Ce show-là nous a remis dans nos bottines, comme à nos débuts. C’était un nouveau projet qu’on lançait live devant autant de monde, parce que c’était bien plein. Ça a super bien été. La réponse était incroyable. Pour notre premier show, tout le monde connaissait les paroles, tout le monde chantait, tout le monde sautait partout. Ce n’est pas supposé être ça, ton premier show, d’habitude.”
Un public fidèle et engagé
MR.82 continue de se faire connaître sur les réseaux sociaux. Aussi, lorsque les fans découvrent le groupe, ils s’empressent de partager leur découverte avec leur entourage.
“Ça se passe beaucoup sur le net, mais il y a aussi beaucoup de bouche à oreille. Souvent, on entend des gens dire: ”J’ai fait écouter ça à la job et tout le monde capote. Ça joue dans le garage, ça joue dans la shop à longueur de journée.” On a une armée de fans de bouche à oreille qui font rentrer ça dans les oreilles de leurs compatriotes.”
Parions que plusieurs fans inconditionnels ne voudront pas rater leur chance de voir MR.82 sur scène.
“Oui, on a des fans qui se déplacent à tous les spectacles. On a joué au Trou du Diable à Shawinigan il y a un mois et demi mais ça va être la première fois qu’on va jouer à Trois-Rivières en tant que tel. On a un spectacle qui dure environ une heure et quart. On passe pas mal toute la discographie de MR.82 parce qu’on est quand même un jeune groupe. On a trois EPs, donc on a plusieurs chansons. On est vraiment content de faire partie de la programmation du FestiVoix. On a hâte de voir comment ça va se présenter pour nous. C’est sûr qu’on joue en même temps que le phénomène Angine de poitrine ce soir-là.”
MR.82, ce soir 23 h sur la scène urbaine du Zénob.
Aussi à la programmation aujourd’hui
- Scène du Fleuve vers 20 h: Papa Roach, We Came As Romans et Deadly Apples
- Scène du Monastère à 19 h: Zachary Richard
- Scène du Jardin à 18 h: Ima
- Scène du Quai: Peer Pressure (18 h) et Angine de poitrine (vers 22 h 30)
- Scène de la Cour à 17 h 10: Boubé
- Scène de la Vieille prison à 17 h: Ska Sound System
- Scènes Éphémères: Laredoux (Village du Flambeau à 16 h 30) et Franz Schuller (place d’accueil du FestiVoix à 19 h 30)
- Scènes Urbaines dès 23 h: Matteo Cole (Le Pot), Major Lee et Mat&Marc (Le Nord-ouest) et MR.82 (Le Zénob)
