FestiVoix: Jim Déguédine, l’indéfinissable “one man slap band”
Il est bien difficile de mettre le doigt sur le bon qualificatif pour décrire la musique de Jim Déguédine. “Moi-même, je ne le sais pas!”, lance-t-il d’ailleurs en riant. En fait, ce qui le qualifie le mieux jusqu’à présent, c’est l’expression qu’un ami a dénichée: one man slap band, en référence à la technique de slap que Jim Déguédine utilise à la basse.
“Ma grand-mère écoutait des chants grégoriens et de la musique classique. Mes parents, c’était plus les chansons populaires à la radio. Moi, j’écoute du punk, de la musique classique, du metal, de l’opéra. Je pense que ce sont toutes ces influences qui finissent par se mélanger”, indique l’auteur-compositeur-interprète qui navigue entre des textes loufoques, festifs et engagés.
Bien qu’il roule sa bosse dans le milieu musical québécois depuis 2006, c’est en 2018 qu’il a décidé de se lancer en solo avec cette formule d’homme-orchestre qui lui permet de développer un son unique teinté de son univers musical éclectique.
“C’est la vie qui m’a amené là tranquillement. Je joue de la musique traditionnelle depuis mes 16 ou 17 ans, mais c’est difficile d’avoir de la stabilité et des gens fiables dans les groupes. Je me suis tanné et j’ai commencé à faire mes propres compositions à la basse. Je ne trouvais pas de drummer pour le style que j’avais en tête, alors j’ai commencé à jouer de la batterie pour enregistrer mes pistes de drums, raconte-t-il. De fil en aiguille, j’ai eu du plaisir à le faire, alors j’ai commencé à gosser et à modifier mes pédales pour faire mon kit de drums. C’est un kit de sept pédales que j’ai construit moi-même.”
Jim Déguédine peut aussi moduler le son de sa basse d’une octave via le système de pédales et même y générer un son de guitare. Puis, il a commencé à chanter. “C’est de l’ouvrage à chaque fois. Disons que je fais mon effort physique de la journée quand je joue de la musique! Mais j’en suis rendu à un point où c’est la mémoire musculaire qui embarque. Ça se fait tout seul. À l’inverse, c’est quand je pense à ce que je fais sur scène que je me mélange.”
Jim Déguédine est présent deux fois plutôt qu’une dans cette 33e édition du FestiVoix de Trois-Rivières. Son premier passage est planifié aujourd’hui (28 juin) à 16h30 à la scène Éphémère du Flambeau. Cette prestation ne sera qu’un avant-goût du spectacle du 1er juillet à la scène Urbaine du bar le Trèfle où il lancera son album J’capab à 23h.
Il y revisite en mode one man slap band une quinzaine de chansons qui ont marqué sa vie. On y retrouve notamment des pièces de Louise Attaque, des Cowboys Fringants, de Vulgaires Machins, de Marilyn Manson, des Red Hot Chili Peppers, d’Émile Bilodeau, de Primus et bien d’autres. Jim Déguédine y glisse également sa composition Rakadishu
“Ça a été un beau défi, mais au final, je suis un gars de composition. Je vais garder mes chansons préférées, celles que je souhaite conserver dans mon répertoire. Pour la suite, je suis déjà en train de composer de nouvelles chansons. J’ai envie de retrouver mes textes”, conclut-il.
Un festival de musique, c’est aussi l’occasion de faire des découvertes musicales au détour d’une scène qui n’était pas nécessairement sur notre itinéraire au départ. Ainsi, tout au long de cette 33e édition du FestiVoix, L’Hebdo Journal vous partage un artiste de la programmation à découvrir chaque jour. Retrouvez tous nos articles au www.lhebdojournal.com, section Culture.
Aussi à la programmation aujourd’hui (28 juin)
- Scène du Fleuve: Wyclef Jean (21h55) et Marie-Mai (20h10)
- Scène du Monastère, 19h: Supertramp Memories
- Scène du Jardin, 18h: Ron Artis II
- Scène du Quai: Grand Eugène (18h) et Radio Radio (23h15)
- Scène de la Cour, 17h10: Fabiola Toupin
- Scène de la Vieille Prison, 17h: Caracol
- Scènes Éphémères: Caracol (19h30, place d’accueil du FestiVoix) et Jim Déguédine (16h30, Flambeau)
- Scène de la Chapelle, 10h: Les Petits Chanteurs de Trois-Rivières
