En route vers la finale nationale d’U en Spectacle
L’Université du Québec à Trois-Rivières accueillera la finale nationale d’U en spectacle le 28 mars prochain, à la salle 1012 Nérée-Beauchemin. Huit numéros seront présentés par des artistes étudiants d’autant d’universités québécoises, en plus de Jérôme 50 qui assurera la deuxième partie de l’événement.
Par ÉMILE HÉROUX / eheroux@icimedias.ca
La musique sera à l’honneur lors de cette finale nationale d’U en Spectacle, qui réunira des talents variés, allant d’une version acoustique de L’Amour de Karim Ouellet par Maryjane et Molly Trottier (UQTR), en passant par la cithare vietnamienne de Thu Thao Vu (UdeM).
Sarah-Maude Ritchot et Coralie Bujold, deux étudiantes de communication publique à l’UQTR, sont responsables de l’organisation.
« On s’attend à ce que ça soit festif, parce qu’il a de la famille et des amis de ces artistes-là qui vont venir passer une soirée à Trois-Rivières », lance Coralie Bujold. « Avec Jérôme 50 en plus comme deuxième partie, on s’attend à ce que le spectacle lève. »
« Pour la section de compétition, c’est sûr que même si on est tous dans la musique, ce sont quand même des numéros qui sont relativement différents les uns des autres. », ajoute sa collègue, Sarah-Maude Ritchot.
Depuis le mois de septembre, elles jonglent entre l’organisation de la finale locale de l’UQTR et celle de la grande finale nationale, en gérant location de salle, sélection des membres du jury, recherche de commanditaires et coordination de l’accueil des artistes.
De présenter la finale nationale est une fierté pour les deux étudiantes, puisque l’UQTR n’avait pas hébergé de grande finale, ni même de finale locale depuis la pandémie. Un phénomène qui s’expliquerait entre autres par l’absence d’un programme universitaire dédié à la musique.
« C’était aussi dans nos défis cette année, de ramener la compétition. L’édition de 2021 était en ligne. Essayer de réorganiser le même événement après ça, je pense que ça a été plus difficile. Aussi, c’est sûr qu’on ne se cachera pas qu’à l’UQTR, il n’y a pas de programme de musique. Oui, il y a beaucoup d’art, mais il n’y a pas de musique en tant que telle. »
Comme pour la finale locale du 5 février dernier, c’est l’artiste Cintho qui s’occupera de l’animation du spectacle, amenant « un fil conducteur en humour ». La grande finale aura lieu à l’UQTR l’année prochaine également.

Cintho à l’animation de la finale locale d’UQTR en spectacle, le 5 février dernier. (Photo : courtoisie)
Plusieurs critères évalués
En plus de devoir être à 95 % en français, les numéros doivent également rester les mêmes qu’à la finale locale. Les grilles d’évaluation diffèrent de celles de secondaire et de cégep en spectacle. Ainsi, créations originales et reprises sont jugées sur un pied d’égalité.
« On se fie vraiment sur l’originalité, sur la création, sur les techniques, la compétence, la présence sur scène, l’engagement, la passion », énumère Sarah-Maude Ritchot
Les performances seront évaluées par un jury composé de l’auteur-compositeur-interprète Émile Bourgault, de la drag queen Barbada et de la directrice générale et artistique du Festival International DANSEncore, Maria Juliana Vélez.
Les trois meilleurs numéros couronnés par le jury, en plus d’un prix du public, se verront attribuer des bourses totalisant 3750 $. Le détaillant d’instruments de musique Long & McQuade offrira aussi des cartes-cadeaux aux gagnants.

Barbada, Émile Bourgault et Maria Juliana Vélez seront les jurys du concours. (Photo : courtoisie)
Les gagnants locaux en route pour l’UQTR
La grande finale porte le nom de nationale, puisque les universités de la francophonie canadienne sont invitées, en plus des universités québécoises. Cette année, seulement des universités du Québec participent à la finale nationale.
Voici les artistes qui ont gagné leur finale locale.
– Université du Québec à Trois-Rivières : Maryjane et Molly Trottier;
– Université du Québec à Montréal : Will Verreault;
– Université de Montréal : Thu Thao Vu;
– Université du Québec en Outaouais : Frederic Lessard;
– Université du Québec à Rimouski : Sam & Thom (alias Phoenix);
– Université Laval : Bardes à Barbes (Charles Lehouillier et Maude Fournier);
-Université du Québec à Chicoutimi : Samuel Dionne;
– Université de Sherbrooke : Marie Rebelle (Marie-Michèle Banville, Mia Sasseville, Dominic Baril, Léa Bouchard, Zach Messier et Olivier Tellier).
