Beyries: Comme une soirée entre amis

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Par Marie-Eve B. Alarie
Beyries: Comme une soirée entre amis
Beyries propose un spectacle intimiste où elle compte bien aller à la rencontre du public. (Photo : (Photo Fany Ducharme))

MUSIQUE. Le piano a toujours eu une place importante dans la musique et dans la vie de l’auteure-compositrice-interprète Beyries.

Dès le prélude de son enfance, elle se réfugie et s’abandonne à la beauté du piano familial, une trame de fond et figure rassurante de son enfance. Elle a ce souvenir de sa grand-mère et de sa mère jouant sur ce piano, puis elle-même.

«Il y a une trace génétique dans ma famille par rapport au piano. Je suis fascinée depuis toute petite par cet instrument. C’est un objet magnifique qui impose le respect. C’est un objet spécial chez nous. Il fallait en prendre soin et c’était un événement quand on l’ouvrait. D’ailleurs, quand on ouvre la pochette de l’album, il y a une photo de ce piano», raconte Beyries au bout du fil.

Les 11 pièces de son premier album Landing sont d’ailleurs fortement teintées de cet amour pour le piano. Il en résulte une musique douce, touchante et puissante à la fois qui rassemble autour de thèmes intemporels tels que les relations humaines et ses observations personnelles de la vie.

Les paroles de The Pursuit of Happiness lui sont venues après l’écoute d’un documentaire portant sur un militaire américain qui souhaitait depuis longtemps devenir une femme.

«C’est un Rambo de 6 pieds 3 pouces qui, dans sa tête, son corps et son cœur, est une femme. Il voyait des hommes et des femmes se faire battre à cause de leur différence et il s’est impliqué pour que ça cesse. Ça m’a beaucoup inspirée. Cette chanson est en quelque sorte une réaction à ce documentaire», explique-t-elle.

Si Beyries joue de la musique depuis longtemps, ce n’est qu’assez récemment qu’elle a décidé de la partager avec le public. Tristement, c’est un diagnostic de cancer qui aura été l’élément déclencheur.

«Avant, la musique, c’était très personnel. Je ne jouais que pour moi. Maintenant, c’est rendu vital. J’ai accumulé les chansons. Celle qui est aujourd’hui ma gérante me poussait à rendre mes chansons publiques. Je lui ai demandé de le faire anonymement. Je ne voulais pas que les gens sachent que ça vienne de moi. Tu es très fragile quand tu te relèves de la maladie. Je voulais que ce soit ma musique qui soit choisie. Pas mon histoire personnelle. J’avais besoin de me faire rassurer sur ma musique. J’avais peur qu’on me dise oui par pitié», confie-t-elle.

C’est lorsque le réalisateur Alex McMahon a reçu les chansons de Beyries que tout a décollé. «Qu’il dise oui à ma musique a été déterminant, surtout qu’il choisit les projets sur lesquels il travail. Ç’a été une grosse étape dans ma vie de rendre ma musique publique. J’ai eu la crainte du jugement», ajoute-t-elle.

Après un passage remarqué au Centre d’arts des Récollets/St. James il y a quelques mois, Beyries revient en ville, cette fois du côté de la Maison de la culture. Elle sera accompagnée d’une choriste, également percussionniste.

«J’adore les harmonies vocales. On mise donc sur les voix et les harmonies. Ce spectacle est aussi une rencontre avec le public. Je communique beaucoup avec les spectateurs durant le spectacle. La rencontre avec les gens, ça me fait triper. Ce sera une belle soirée, un peu comme lorsqu’on se retrouve entre amis», conclut Beyries.

Beyries | Maison de la culture | 8 février, 20h | Billets: 819 380-9797 ou enspectacle.ca

 

 

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