Album Transfiguration: la harpe et le violoncelle en vedette

Par marie_eve_alarie
Album <i>Transfiguration: </i>la harpe et le violoncelle en vedette
Valérie Milot et Stéphane Tétreault unissent leur talent sur l'album "Transfiguration". (Photo : (Photo Sylvain Foster Photographe))

La harpiste trifluvienne Valérie Milot et le violoncelliste Stéphane Tétreault collaborent ensemble depuis une dizaine d’années pour interpréter les grands airs classiques du répertoire, tout en y ajoutant leurs arrangements. Cette fois-ci, les deux amis ont souhaité amener leur duo à un autre niveau en proposant des œuvres qui mettent leurs instruments respectifs sur un pied d’égalité.

Car souvent, dans les différentes œuvres qu’ils interprétaient, le violoncelle se trouvait au premier plan, tandis que la harpe était reléguée au second plan, brodant un subtil accompagnement.

« On voulait vraiment quelque chose qui soit plus d’égal à égal entre les deux instruments pour les mettre en valeur. On a donc fait des commandes à des compositeurs pour qu’ils nous écrivent des arrangements en ce sens », explique Valérie Milot.

« C’est assez commun comme demande, mais le nerf de la guerre est le budget. C’est le travail des compositeurs d’écrire de la musique et c’est toujours un rêve d’avoir une œuvre écrite pour nous. Quand on a su, pendant la pandémie, que le financement était au rendez-vous, on est allé de l’avant. C’est aussi un investissement pour l’avenir. Ça crée du répertoire et ça le rend disponible », précise-t-elle.

Ils y interprètent des compositions, toutes canadiennes, de François Vallières, Marjan Mozetich, Caroline Lizotte, Alexandre Grogg, Camille Saint-Saëns, Kelly-Marie Murphy. Le duo propose également trois variations sur La Folia. S’ajoute Cogs in Cogs de Gentle Giant.

Les nouveaux arrangements ont mené Valérie Milot à relever de nouveaux défis, comme celui de devenir une femme-orchestre le temps d’un morceau. Sur Si veriash a la rana, la harpiste s’acquitte de sa partition en plus d’assurer une rythme par le biais de cloches de cheville, plectre de guitare et de coups percussifs.

« Je me demandais comment j’y arriverais au début. Coordonner les pieds et les mains sur d’autres rythmes a représenté de gros défis. Ça fait maintenant deux ans qu’on la joue. Je commence à être vraiment confortable à l’interpréter. Quand on nous propose un défi qu’on n’a jamais fait auparavant, il y a forcément un intérêt à la relever, car comme musiciens, on vit de défis », souligne-t-elle.

En plus de l’album, Transfiguration prendra vie en concert dans un concept unique misant sur un environnement cinématographique numérique. « Transfiguration, c’est un peu mon précédent projet Orbis, mais dans une version 2.0, note Valérie Milot. C’était alors ma première expérience de production. J’ai appris. Cette fois-ci, ce sera un concert de musique dite classique, oui, mais il y aura aussi tout un enrobage multimédia grâce à cinq écrans intercalés. Il n’y aura pas de temps mort ni de transition maladroite. Tout est calculé, pensé. On cherche a décomplexer la musique classique et faire en sorte que le spectateur se sente bienvenu et accompagné. »

Valérie Milot et Stéphane Tétreault ont aussi développé un programme vivant réactif au spectacle. Les spectateurs pourront ainsi recevoir des informations sur les pièces interprétées pendant la performance.

Le duo sera en concert à Montréal les 25 et 26 mai pour lancer l’album. Le concert devrait également être présenté à Trois-Rivières durant la saison 2022-2023.

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