Culture en 2021: «On a tous envie de vivre d’un peu d’espoir»

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Par Marie-Eve B. Alarie
Culture en 2021: «On a tous envie de vivre d’un peu d’espoir»
Nancy Kukovica, directrice générale de Culture Trois-Rivières (Photo : archives - Marie-Eve Alarie)

Après une année 2020 des plus inattendues et rocambolesques pour le milieu des arts et de la culture, l’année 2021 apporte son lot de défis pour Culture Trois-Rivières qui entend continuer à s’adapter à l’évolution des différentes mesures sanitaires, tout en préparant la relance des activités.

Au-delà de la relance éventuelle des activités en présentiel, le défi sera de garder le contact de proximité établi avec les différentes clientèles de l’organisation et de continuer à offrir du contenu différent.

«C’est de voir comment continuer, en 2021, de garder ce contact vivant et le lien de confiance qui vient avec, explique Nancy Kukovica, directrice générale de Culture Trois-Rivières. Quand on a rouvert brièvement cet été, les gens étaient au rendez-vous et on a senti ce lien de confiance. Les gens sont revenus en salle et dans les musées. C’est précieux.»

«On ne sait pas comment les études de consommation vont évoluer. Pour savoir ce dont auront envie ou moins envie les gens en 2021, il est primordial de conserver ce lien de proximité», ajoute-t-elle.

Plusieurs spectacles, expositions et événements ont dû être reportés à 2021. Malgré tout, une programmation a été mise en place pour le début de l’hiver. En raison de la fermeture de la Maison de la culture et de la salle J.-Antonio-Thomson à la suite des dégâts causés par l’incendie à l’autogare, une partie de la programmation a été déplacée au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières.

Mais même si le moment où le déconfinement atteindra le milieu de la culture demeure encore inconnu, il était important pour Culture Trois-Rivières d’être prête à reprendre rapidement les activités.

«On conserve un bel équilibre entre de nouvelles propositions et les reports afin d’assurer une certaine variété. Évidemment, ça représente tout un casse-tête. En même temps, des artistes ont aussi décidé d’annuler leur tournée pour développer une autre formule. Ça amène d’autres opportunités. Eux aussi doivent s’adapter aux capacités de salle différentes. De notre côté, on a commencé la mise en vente de spectacles au Théâtre du Cégep. Dans le milieu culturel, nous sommes tous habités par cet élan de relancer nos activités prochainement. On a tous envie de vivre d’un peu d’espoir», note Mme Kukovica.

En attendant, Culture Trois-Rivières en profite pour développer plusieurs projets, comme le renouvellement de l’exposition permanente de Boréalis, la poursuite de la numérisation de certains services et le dépôt de la demande de gréement pour le Manoir Boucher de Niverville. Elle souhaite aussi que le soutien financier des différents paliers de gouvernement se poursuive en 2021.

«Je trouve qu’on a bien réagi à l’interne dans la dernière année. Malgré le choc des nouvelles du printemps, on a vite voulu sortir quelque chose. C’est pour cela que nous sommes allés en mode virtuel. On devait peut-être prendre une pause, mais la culture ne prend pas de pause. Elle est vivante. Je pense que bien des gens ont compris, en 2020, que la culture fait du bien. Parfois, le bonheur n’est pas si loin de nous», fait remarquer Nancy Kukovica.

Entre l’initiative En mode virtuel, la brève reprise des spectacles et de quelques activités extérieures durant l’été et le lancement d’un balado, l’organisation a voulu faire vivre la culture même lorsqu’elle était moins accessible durant l’année 2020.

La pandémie a aussi confirmé la capacité d’adaptation de l’équipe de Culture Trois-Rivières, souligne la directrice générale.

«L’équipe a fait preuve de beaucoup de résilience. Il y a eu une belle solidarité dans l’équipe malgré les moments difficiles. Si ça se trouve, cette épreuve nous a resserrés. Nos partenaires nous ont beaucoup supportés et la communauté s’est également mobilisée, confie-t-elle. L’année n’a pas été simple non plus du côté des ressources humaines. On a travaillé fort pour minimiser l’impact sur nos équipes de travail. On continue en ce sens en 2021 afin d’avoir les équipes nécessaires quand une réouverture sera possible.»

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