Conciliation famille-travail: 91 000$ pour des organisations de la région

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Par Marie-Eve B. Alarie
Conciliation famille-travail: 91 000$ pour des organisations de la région
Mathieu Lacombe, ministre de la Famille (Photo : Marie-Eve Alarie)

Le gouvernement du Québec accordera une aide financière totale de 523 584$ à la grandeur du Québec pour réaliser des projets dans le cadre de deux programmes visant à favoriser une meilleure conciliation famille-travail-études.

Au total, 16 organismes, dont quatre en Mauricie, se partagent une somme de 427 503$ pour instaurer une politique de conciliation famille-travail ou produire et diffuser des outils sur les meilleures pratiques d’affaires en la matière.

Par ailleurs, trois commissions scolaires et deux universités bénéficieront de sommes pour soutenir la conciliation famille-travail-études auprès des parents-étudiants.

«Ce n’est pas toujours évident de concilier la famille, le travail et les études. Il y a souvent des mesures existantes dans les milieux de travail, mais les employés ne sont pas toujours au courant ou encouragés à le faire. On vient donner des outils pour que les entreprises puissent valoriser la conciliation famille-travail-études et la faire connaître. Je pense qu’on peut toujours faire mieux, mais c’est un bon pas que l’on fait aujourd’hui en appuyant autant de projets au Québec», indique Mathieu Lacombe, ministre de la Famille.

Dans la région, la Chambre de commerce et d’industries de Trois-Rivières (CCI3R) recevra 40 000$ pour sensibiliser les employeurs aux avantages d’adopter des mesures de conciliation famille-travail et pour les accompagner dans chacune des étapes de ce processus.

«On aura une ressource 100% dédiée à ce dossier et qui pourra aller voir les entreprises, regarder leur politique et mettre en place des initiatives pour encourager une meilleure conciliation famille-travail et, ultimement, permettre la rétention de la main-d’œuvre. C’est une réflexion que les entreprises doivent entreprendre. Sinon, il y a un risque de perdre des employés au profit d’une autre entreprise qui aura mis ce genre de mesures en place et qui auront été innovantes dans leur pratique», explique Marco Champagne, président de la CCI3R.

Parmi le type de mesures qui pourraient être mises en place, M. Champagne donne quelques exemples: ramener la semaine de travail à 35 heures par semaine plutôt que 40 heures, avoir accès à un médecin sur place une fois par mois, évaluer la possibilité de faire le travail sur quatre jours plutôt que cinq.

Aussi, Culture Trois-Rivières bénéficiera d’un montant de 14 386$ pour mettre en place une démarche d’implantation de conciliation travail-vie personnelle, tandis que FAB 3R disposera d’une enveloppe de 16 275$ pour, entre autres, faire un sondage sur la question de cette conciliation auprès de ses employés.

De son côté, l’Appui Mauricie entreprendra une démarche de sensibilisation et d’information auprès des entreprises sur la situation des personnes proches aidants en emploi. L’organisme recevra un montant de 20 580$ pour soutenir cette démarche.

Pour Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et député de Trois-Rivières, il importe plus que jamais de se pencher sur la question de la conciliation famille-travail-études, surtout dans le contexte de rareté de la main-d’œuvre qui secoue tout le Québec.

«La population vieillit à un rythme effarant. Le nombre de personnes en âge de travailler diminue, provoquant la rareté de la main-d’œuvre. Les jeunes sont sous-représentés sur le marché du travail. En ce moment, les 15-24 ans représentent 61,1% des travailleurs. Ça met encore plus en relief l’importance de cette conciliation. On évalue aussi que les 15-24 ans représentent 54% des besoins en main-d’œuvre dans les dix prochaines années», souligne-t-il, en citant en exemple la mise en place de congés adaptés lors de grosses périodes d’examens à l’école.

 

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