Préparer sa mort sur papier

Certains documents permettent de mieux préparer son entourage à sa mort. S’il y a le testament pour les legs légaux, le testament de vie, lui, peut éviter bien des tracas à sa famille.

Ce testament n’est pas automatiquement proposé avec le testament notarié. Il suffit d’y indiquer des directives à suivre à l’approche de la mort.

Par exemple: la personne mourante souhaite-t-elle faire un don d’organe, se faire réanimer ou non, etc.

«Lorsqu’on remplit ces directives de fin de vie, il vaut mieux en parler avec notre famille quand on a encore toute notre lucidité, afin de s’assurer que nos dernières volontés soient respectées», note la professeure de psychologie et spécialiste en gérontologie, Sylvie Lapierre.

Le testament de vie mentionne également les décisions médicales qui doivent être prises dans le cas où l’on serait gravement malade ou inapte à prendre de telles décisions. Le médecin traitant doit légalement tenir compte du testament de vie lors du traitement pour une maladie.

Il est recommandé d’en donner une copie à un proche parent.

Qui décidera de ma mort?

Le mandat en cas d’inaptitude permet de déterminer qui s’occupera de nous si l’on devient inapte. Plutôt que de laisser la famille en décider, il est possible de mandater légalement la personne qu’on veut voir dans ce rôle.

«Avoir un mandat en cas d’inaptitude peut éviter certains conflits familiaux. Voir un proche inapte ou mourant cause beaucoup de stress à la famille, surtout que la mort ou la préparation face à la mort est généralement un sujet tabou. Le mandat permet d’identifier la personne en qui l’on a le plus confiance pour décider à notre place», précise Mme Lapierre.

D’après Mme Lapierre, il est important que les familles prennent le temps de discuter de l’approche de la mort, calmement.

«C’est l’occasion de discuter à propos de ce qu’on veut léguer et à qui et de s’assurer que ses désirs soient le plus possible respectés au moment du décès», conclut-elle.

Pour obtenir le mandat en cas d’inaptitude: www.curateur.gouv.qc.ca

À lire aussi > Bien mourir