Le marchand de lunettes passe par Trois-Rivières

Simon Dufour, alias le marchand de lunettes, s’arrêtera deux fois par mois à l’organisme Le Bon Citoyen (rue Fusey, dès aujourd’hui) et chez COMSEP (dès le 16 septembre), au centre-ville de Trois-Rivières.

Le marchand de lunettes débarquera avec ses valises remplies de montures de lunettes à bas prix pour desservir la population fréquentant ces organismes qui disposent de moyens financiers restreints.

«Mon but, c’est de créer une meilleure accessibilité aux lunettes parce que c’est assez coûteux. Entre 2005 et 2013, le prix des lunettes a pratiquement doublé. Il faut maintenant débourser près de 500$ pour une monture. Pour les gens qui sont plus serrés financièrement, ce n’est pas évident de payer un tel montant», souligne-t-il.

«Je peux me permettre de baisser le prix des lunettes parce que je ne fais pas de publicité. Je fonctionne via un réseau d’organismes communautaires. Je n’ai pas besoin de payer le loyer d’un local ni l’électricité. Par contre, je n’ai pas de grandes marques de lunettes. Ça fait diminuer de beaucoup le prix», précise-t-il.

Demande

Auparavant, Simon Dufour a travaillé comme opticien pour un commerce privé. C’est en 2008, lorsqu’il a fait un voyage en Amérique Latine, que sa vision des choses a changé.

«La pauvreté était dure à regarder. À mon retour, j’ai mijoté des idées. Je voulais me partir en affaire. Un de mes amis a été le premier opticien communautaire et il avait besoin d’aide. J’ai prix une journée pour la passer avec lui. C’est là que j’ai su que c’est ce que je voulais faire», raconte-t-il.

Ça fait maintenant deux ans et demi qu’il parcourt des organismes de Québec et Montréal pour vendre des lunettes.

«Des gens de Trois-Rivières m’ont appelé pour avoir des lunettes. C’est là que j’ai appris qu’il y avait de la demande là aussi et le réseau communautaire m’a ouvert ses bras. Je pense que j’ai de la facilité à travailler avec des gens plus marginaux ou qui vivent des situations plus difficiles», soutient-il.

Comprenons-nous bien: Simon Dufour est un opticien, pas un optométriste. Il ne peut pas faire d’examen de la vue. Lorsque les gens concernés se présentent dans les organismes pour le rencontrer, ils doivent avoir en main une prescription de leur optométriste.

Pour obtenir plus d’informations: http://marchanddelunettes.org