Écrire des messages pour changer des vies

Hebdo Journal | Rédaction

Écrire des messages pour changer des vies

Alors que 2022 aura une nouvelle fois mis à mal les droits humains un peu partout sur la planète, Amnistie internationale invite le public à participer à son Grand marathon d’écriture le samedi 10 décembre dès 10h à la bibliothèque Aline-Piché, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la personne.

Chaque année, à l’approche des Fêtes, des personnes du monde entier écrivent des millions de messages d’espoir à des personnes injustement incarcérées ou persécutées dans le cadre de la campagne Écrire ça libère, le plus grand événement mondial en faveur des droits humains, en cours jusqu’au 31 janvier 2023.

Le public est attendu en grand nombre le samedi 10 décembre alors que plusieurs personnalités engagées et artistes donneront diverses performances tout au long de la journée à Trois-Rivières mais aussi à Montréal, Longueuil, Saint-Lambert, Sherbrooke, Québec, Gatineau et Valcourt où d’autres marathons sont organisés.

Parmi les citoyens et groupes auxquels le public peut s’adresser, nous retrouvons notamment Vahid Afkari, Iranien arrêté arbitrairement, torturé et détenu en isolement depuis septembre 2020 suite à sa participation à des manifestations; Aleksandra Skochilenko, artiste russe accusée d’avoir remplacé les étiquettes de prix dans les supermarchés locaux par des informations anti-guerre; Shahnewaz Chowdury, défenseur de l’environnement emprisonné au Bangladesh pour avoir publié sur Facebook une critique personnelle d’une centrale électrique dans sa région; ou encore Yren Rotel et Mariana Sepúlveda, défenseures des droits des personnes LGBTIQ+ au Paraguay, qui luttent afin d’exiger du gouvernement paraguayen une plateforme de lois et de politiques qui rendent digne la vie des femmes transgenres dans le pays.

Écrire des lettres permet réellement d’apporter des changements pour les personnes dont le cas est mis en avant par la campagne Écrire, ça libère. Depuis 2001, 128 personnes ont été libérées. L’an dernier, plus de 4,7 millions d’actions et de messages ont été envoyés et cela a eu des répercussions concrètes.  

Amnistie internationale mentionne notamment la libération de la défenseure des droits des femmes Nassima al-Sada emprisonnée pour son militantisme en Arabie saoudite, du défenseur de la terre Bernardo Caal Xol après plus de quatre ans de détention au Guatemala, de Magai Matiop Ngong condamné à mort et libéré au motif qu’il était mineur au moment des faits qui lui étaient reprochés au Soudan du Sud, ainsi que de Khaled Drareni emprisonné pendant 11 mois en Algérie, en raison de son travail, avant que les milliers de cartes envoyées ne permettent de le faire libérer. 

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