Démystifier la généalogie de mère en fille

Par marie_eve_alarie
Démystifier la généalogie de mère en fille
Françoise Lavallée. (Photo : (Photo Marie-Eve Alarie))

Dans le cadre de la Semaine nationale de la généalogie, Françoise Lavallée, une passionnée de généalogie de longue date, ira à la rencontre des résidents du Manoir des Ormeaux et du Jardin Laviolette, ainsi que des passionnés de généalogie de Trois-Rivières, cette semaine, pour leur parler de généalogie au féminin.

Avec sa conférence De mère en fille, la généalogie au féminin jusqu’à notre pionnière utérine, Françoise Lavallée souhaite aussi valoriser le rôle de la femme, un angle qui est peu souvent mis en lumière en généalogie.

« Ça m’a toujours passionnée. Ça fait longtemps que je me demande ce qu’on fait avec les femmes en généalogie, car traditionnellement, la généalogie s’effectuait à partir des lignées d’homme pour retracer le patronyme. J’ai réalisé que dans ce modèle, on ne tient pas compte des femmes. La généalogie matrilinéaire permet de remonter dans le temps par la mère, la grand-mère, l’arrière-grand-mère… », explique Mme Lavallée.

L’atelier viendra démystifier la généalogie de mère en fille jusqu’à la découverte de la « pionnière utérine », qui était souvent une Femme à marier ou une Fille du Roy. « Ces femmes sont trop souvent oubliées dans notre histoire, mais elles étaient des pionnières courageuses qui ont traversé l’océan dans l’espoir d’une vie meilleure en Nouvelle-France. En même temps, il ne faut pas tomber dans l’idée que c’est seulement la première de la lignée qui compte. On a une multitudes d’ancêtres et ils sont tous aussi importants », rappelle-t-elle.

Évidemment, explorer la généalogie matrilinéaire comporte ses défis, notamment parce que pendant longtemps, les femmes prenaient le nom de leur mari au mariage. Aussi, les noms des femmes se retrouvent peu, par exemple, sur des relevés de transaction bancaire. Mais au fil du temps, Françoise Lavallée a développé plusieurs stratégies pour retracer les informations qu’elle recherche, selon les registres disponibles.

« Au final, la généalogie permet d’étoffer la façon dont les gens vivaient à ces époques. C’est toute l’histoire du Québec, souligne la passionnée de généalogie. Avec la généalogie matrilinéaire, ce qui me bouleverse, c’est que je découvre des femmes qui accouchent et qui décèdent tout de suite après, ou dont l’enfant meurt peu de temps après être né. J’ai trouvé ça souvent dans des registres. »

Ses recherches lui ont permis de découvrir que sa pionnière utérine était une Irlandaise qui a quitté sa terre natale lors de la Grande Famine qui y sévissait. Elle est arrivée au Québec en 1847 à Grosse-Île, pour la quarantaine obligatoire. « Personne n’est mort sur le bateau, mais la mère et le père sont enterrés à Grosse-Île, ainsi que quatre enfants. Les cinq autres enfants continuent et s’installent à Saint-Grégoire. Elle a une vingtaine d’années et marie alors le gars de la maison », raconte Mme Lavallée.

L’atelier sera également présenté le mardi 22 novembre à 13h30 dans les locaux de la Société de généalogie du Grand Trois-Rivières, au 100, rue de la Mairie dans le secteur Saint-Louis-de-France. Le grand public est invité à y participer, mais doit s’inscrire au préalable. La Société de généalogie du Grand Trois-Rivières tiendra également une activité portes ouvertes le dimanche 20 novembre en après-midi. Pour tous les détails: https://sggtr.com

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