Bénévole depuis (presque) toujours!

Normand Perreault n’avait que 13 ans lorsqu’il a commencé à être bénévole. Au fil des ans, il s’est notamment impliqué dans des associations et événements de baseball, de soccer et de hockey dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, tout comme au sein du Programme d’aide des employés de Postes Canada. Aujourd’hui, c’est à la Maison des Grands-Parents de Trois-Rivières qu’il offre bénévolement de son temps.

Certains jours, il cuisine des collations pour les jeunes qui fréquentent la Maison des Grands-Parents avec d’autres bénévoles. D’autres fois, il participe à des soirées de jeux de société avec les jeunes ou les accompagne lors d’activités à l’extérieur. Il y a aussi la kermesse de juin.

« Je ne connaissais pas l’organisme avant que ma fille Kim commence à y travailler. J’ai la chance de côtoyer des gens qui ont aussi plus d’expérience de bénévolat que moi, mais on n’est pas beaucoup d’hommes. On fait de l’accompagnement avec les jeunes. Quand on a fait le projet Part’âge ta plume, un projet de journal intergénérationnel, on a vu à quel point ils sont allumés, souligne celui qui a travaillé comme facteur pendant 35 ans. On apprend d’eux aussi! Ça prend du courage pour foncer dans la vie comme ils le font. En les regardant aller, ça te donne aussi un peu plus le goût de te lever le matin. »

La Maison des Grands-Parents a pour mission de favoriser la création de liens intergénérationnels significatifs en permettant aux aînés de s’impliquer dans la réalisation d’activités et de projets qui mettent en valeur leur expérience de vie. L’organisme offre notamment de l’aide aux devoirs, des services lors des journées pédagogiques, les AteLiens, un club de lecture en classe au primaire et diverses activités intergénérationnelles, du tricot à la tenue de conférences.

« On a eu des élèves de l’école alternative qui sont venus nous voir il y a quelque temps. J’ai cuisiné avec eux et on a décoré des biscuits. Ils avaient des étoiles dans les yeux. Une petite fille a pris le temps de me dire mercredi pour le bel avant-midi qu’elle avait passé. J’en ai eu les larmes aux yeux. C’était ma paye cette semaine-là. »

Ce qui anime Normand Perreault et ce qui le motive à faire du bénévolat, c’est le contact avec les gens. « Mon implication bénévole me donne aussi de la confiance en moi. Ça t’amène à faire des choses que tu ne croyais pas faire ou arriver à faire un jour. Ça m’a aussi permis de développer un cercle d’amis. Pour d’autres bénévoles, c’est une façon de briser l’isolement », note-t-il.

Mais le recrutement de bénévoles est difficile, fait remarquer Normand Perreault. Et la pandémie de COVID-19 n’a pas aidé les choses. À la Maison des Grands-Parents, plusieurs bénévoles ont quitté l’organisme durant cette période et n’y seront pas revenus. « Cette période a été difficile. On se rappellera aussi que les personnes de 70 ans et plus n’avaient plus le droit de sortir pendant un temps. »

M. Perreault aimerait aussi voir plus d’hommes d’impliquer dans le milieu communautaire. « On en voit plus dans les milieux sportifs, mais les hommes ont autant leur place dans le milieu communautaire que les femmes. Je m’implique à la Maison des Grands-Parents quelques heures par semaine, selon mes disponibilités, et j’en retire beaucoup de fierté et du bonheur. Les gens ont du cœur et on y est bien. Les personnes qui voudraient être bénévoles sont les bienvenues, peu importe le nombre d’heures qu’ils ont à y consacrer. »

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La Semaine de l’action bénévole se déroule jusqu’au 22 avril.