1000 livraisons de boîtes de denrées!

Les Artisans de la Paix, Le Bon Citoyen et Ebyôn, en collaboration avec EcoByke, viennent de passer le cap des 1000 livraisons de boîtes de denrées à des personnes dans le besoin depuis le début de la pandémie en mars.

«Au début de la pandémie, avec ma fille, nous étions partis à vélo pour un petit projet de bénévolat pendant quelques semaines. Ça a été apprécié et c’est venu répondre à un besoin. Ça faisait aussi en sorte que les gens convergent moins en grand nombre dans les locaux des organismes en situation de COVID-19. Alors, pourquoi ne pas continuer? Les Artisans de la Paix, Le Bon Citoyen et Ebyôn ont trouvé les sous pour répondre à la logistique du projet», explique Michel Letarte, fondateur d’ÉcoByke.

«Sur le terrain, on voit que les gens l’apprécient, ajoute-t-il. Ça nous permet aussi d’identifier des bénéficiaires qui ont des besoins. Par exemple, je suis allé porter des denrées à une personne qui était isolée. Ça faisait plus de 25 jours qu’il n’avait parlé à personne. Je l’ai mis en contact avec l’organisme qui a pu le référer pour qu’il obtienne du soutien. Il y a une mission sociale au-delà de la livraison de denrées que j’aime beaucoup.»

L’initiative a également contribué à venir en aide à des personnes qui n’étaient pas nécessairement en mesure de se déplacer directement chez les organismes. Nathalie Bruneau, directrice générale du Bon Citoyen, a été à même de le constater.

«On effectue entre 35 et 40 livraisons par semaine. On voit que le besoin est là. Même avant la pandémie, on avait ce projet de trouver une solution pour rejoindre les gens malades, âgés ou à mobilité réduite, par exemple, pour qui ça devenait compliqué de se déplacer. Ils étaient privés de ce service. On espère que ça va survivre à la pandémie», témoigne-t-elle.

Mme Bruneau a aussi constaté que le service de livraison de boîtes de denrées rejoignait beaucoup de personnes seules. Elle estime que 60% de la liste de livraison du Bon Citoyen sont des personnes seules.

Aux Artisans de la Paix, on constate aussi que plusieurs personnes qui n’utilisaient pas le service d’aide alimentaire se sont inscrites au service de livraison. L’aide financière dont l’organisme a bénéficié par le biais du Fonds d’urgence de Centraide Mauricie a également permis de supprimer la contribution de 3$ par personne pour recevoir une boîte de denrées alimentaires a fait augmenter le nombre de demandes d’aide.

«On voit que plus de gens ont demandé de l’aide depuis qu’on a aboli cette contribution. Il faudra y penser après la pandémie», précise Robert Tardif, directeur général des Artisans de la Paix.

L’organisme dispose encore d’un budget pour continuer d’offrir le service de livraison de denrées. «On verra après les fêtes si on peut continuer le service de livraison sous une autre formule», ajoute-t-il.

Avec l’hiver qui arrive, ÉcoByke devra ranger ses vélos lorsque la neige s’emparera des rues. Michel Letarte aimerait toutefois poursuivre le service de façon différente. «Il y a plusieurs bénévoles en voiture qui donnent un coup de main pour ce service. On veut continuer aussi, mais pas à vélo cet hiver», conclut-il.